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  • Vieille femme laide, peinture de Zeuxis 78, 110. – Œuvre louée pour la représentation de l’aspect laid de la vieillesse [78]. La vieille femme était si laide que Zeuxis éclata de rire, s’étouffa et mourut [110].

  • Vienne, ville d’Autriche 17, 95, 113, 201, 204, 263, 265, 274, 333. – Le Bamboche tenta de toruver fortune à Vienne mais n’y parvint pas [95]. SvH y séjourna quelque temps en compagnie de son frère Jan [17, 113, 201, 204, 265] et vit notamment chez les Jésuites (à l’Eglise des Jésuites ?) une chambre noire [263], des boîtes de perspective pour l’empereur [274] et des œuvres de Nieuberger [333].

    • Eglise de la Sainte-Croix 17

  • Vierge d’Araceli, retable de Raphaël 114, 115. – SvH loue l’expression de sainteté de la Vierge [114] et de sobriété de Jean [115].

  • Vierge et Sainte-Anne, avec Jésus et Saint-Jean Baptiste (La), peinture de Léonard de Vinci 103. – SvH, après Van Mander et Vasari, y voit un modèle de représentation de Marie [103]. Ce tableau se trouve au Musée du Louvre.

  • Vies des douze Césars, ouvrage biographique de Suétone 128, 184, 213, 335. – Description de la Maison dorée de Néron [128], des dépravations de Tibère [184], des usages étranges d’Auguste [213] et des goûts de César [335].

  • Vies parallèles, ouvrage de Plutarque 21, 44, 83, 143, 144, 163, 188, 246, 324, 329. – (Agésilas) Description des chaises à porteurs spartiates [163] ; (Aratos) Aratos montra son amour de l’art [329] ; (Caton d’Utique) Plutarque dit de Sarpédon qu’il préférait expliquer qu’être violent [21] ; (Cimon) Défend l’idée des portraits sans défauts [44] ; (Lysandre) Description des scytales [143] ; (Numa) Numa voulut tromper son peuple par l’art et les paroles [246] ; (Paul-Emile) Description de son triomphe [83] ; Paul-Emile apportait de l’attention autant à ses tactiques militaires qu’à la manière d’accueillir ses hôtes [188] ; (Thésée) Description de la coupe théséide de cheveux [144] ; Minos ne put jamais laver sa mauvaise réputation chez les Athéniens [324].

  • Vignole (le), architecte italien (1507-1573) 127. – Après des études à Bologne, il s’installa à Rome en 1530 et dessina des monuments antiques en vue d’une édition du traité de Vitruve [127]. Il passa ensuite près de deux ans à Fontainebleau et Paris où il rencontra sans doute Serlio. En Italie, il construisit le palais Bocchi à Bologne et la villa Giulia. Il écrivit également un traité d’architecture (Règles des cinq ordres d’architecture [Regola degli cinque ordini d’architettura 1562]).

  • Villa Aldobrandini, villa située à Frascati, près de Rome 207. – SvH y loue les œuvres de Véronèse et de Titien [207].

  • Villa Borghèse, palais romain 207. – Résidence d’été construite dans la villa (ou parc) Borghèse à Rome au début du XVIIe siècle, pour le cardinal Scipion Cafarelli Borghèse, neveu du pape Paul V. Le casino, devenue galerie Borghèse, renferme de nombreuses sculptures du Bernin, dont l’Enlèvement de Proserpine [207].

  • Villa Hadriana, œuvre architecturale antique 336. – Morto da Feltre y étudia les grotesques [336]

  • Villa Montalto, villa romaine 207. – Conçue par le Bernin pour le cardinal Montalto, elle abritait un beau jardin ornée de fontaines conçues par le Bernin (Neptune et Triton, v. 1620, Londres, Albert & Victoria Museum) [207].

  • Vinci (Léonard de), peintre, architecte, sculpteur, ingénieur et théoricien italien (1452-1519) 2, 103, 105, 167, 191, 207, 210, 239, 255. – Initié à la peinture, à la sculpture et à l’art décoratif dans l’atelier de Verrocchio à partir de 1469, il travailla successivement pour Ludovic le More à Milan (1482-1499), pour l’éphémère République florentine (1500-1506), pour les princes français qui chassèrent de Milan son ancien protecteur Ludovic (1506-1512), enfin pour François Ier (1515-1519) [255]. Aux problèmes contemporains posés par la symétrie et la représentation perspective, V. répondit par les schémas pyramidaux, le sfumato, et des compositions complexes mais équilibrées. Dès 1490, V. superposa à son activité picturale une profonde réflexion rassemblée en vue d’un Traité de la peinture (fragments publiés en 1651) [2, 167]. SvH déclare avoir vu des œuvres de V. [207]. V. s’amusait à modeler de petites figurines artistiques pour le pape Léon X [210]

    • Cène (La) 105, 191

    • Joconde (La) 239

    • Vierge, l’Enfant Jésus, Saint Jean-Baptiste et Sainte Anne (La) 103

  • Virdomare, roi gaulois 83. – Il fut vaincu et abattu par M. Marcellus [83].

  • Virgile, poète latin (70-19 av. J. –C.) VIII, XII, 31, 80, 92, 97, 99, 100, 112, 120, 130, 134, 136, 146, 149, 158, 159, 162, 164, 165, 168, 174, 184-185, 193, 226, 227, 230, 277, 296, 303. – Issu de la petite bourgeoisie, il fit à Crémone et à Rome les études qui devaient le mener à une carrière politique et suivit l’enseignement du philosophe épicurien Siron. Mais, introduit dans le cercle d’Asinius Pollion, il renonça l’éloquence et à la philosophie pour se consacrer à la poésie. Auteur des Bucoliques [80, 136, 227], œuvre d’inspiration alexandrine d’une grande sérénité, des Géorgiques [130, 165, 168] soulignant la valeur édifiante du travail, il conçut l’idée d’une épopée nationale qui serait pour les Romains l’équivalent de l’Iliade et de l’Odyssée [193], l’Enéide [31, 184-185, 296]. Lire V. peut être utile, selon SvH, pour retrouver des descriptions de dieux [97]. Référence à la descente aux Enfers d’Enée et de la Sibylle [VIII, 92]. Sa description de Pan [99], de Bérécynte [100], de Lavinia [112], d’Apollon [146], de Vénus [149], de Sylvain [303], d’Agrippa [158], d’Enée [158] et de son bouclier [159], d’une course de chevaux [120], du cheval de Didon [164] et des chevaux en général [230], du naufrage d’Enée [134], des coupes de Ménalque et de Damète [162]. Selon David SvH, l’Inleyding est digne de V. [XII]. SvH lie V. à la Muse Thalie [174] ainsi qu’à Calliope [277]. Comme Homère, V. compare parfois la chair humaine à de l’ivoire recouvert de roses [226].

  • Visage riant et visage pleurant, sculpture de Praxitèle 110. – A l’image de Phryné, ces deux sculptures étaient remarquables pour la qualité de leur expression [110].

  • Vitruve, architecte romain (Ier s. av. J. –C.) 127, 133, 184, 194, 311. – Ingénieur sous César, auteur de la basilique de Fanum, il est surtout connu pour son De l’Architecture, traité dans lequel il présenta les principes de l’architecture hellénistique (proportions, ordres, etc.). Vignola dessina des monuments antiques en vue d’une édition de ce traité [127]. Cet ouvrage constituait la seule approche théorique de l’architecture antique, fut abondamment utilisé et interprété par les artistes de la Renaissance [194]. Il décrit notamment le théâtre de Tralles [133], critique le manque de vraisemblance dans la représentation [184] et exige que les artistes bénéficient d’un niveau de vie substantiel pour asseoir leur autorité [311].

  • Volterra, ville d’Italie, en Toscane 337. – Verrocchio utilisa des pierres notamment de V. [337].

  • Van den Vondel (Joost), poète et dramaturge néerlandais (1587-1679) 145, 202, 282. – Né à Cologne [202], auteur de poésies lyriques et satiriques, il s’est surtout illustré au théâtre par ses vingt-quatre tragédies avec chœurs dont la plupart sont d’inspiration religieuse (Gijsbrecht van Amstel 1637 ; Lucifer 1654 ; Adam exilé 1664). Un lyrisme robuste et coloré s’y conjugue avec un dessein moralisateur. Il donne une description d’Apollon [145, 282].

  • Vossius (Gerardus Johannis), humaniste hollandais (1577-1649) 43, 70, 280. – Nommé recteur des écoles de Dordrecht (1600-1615), puis directeur du collège des Etats de Leyde (1615-1618), il fut mêlé à la querelle théologique qui opposa les partisans d’Arminius à ceux de Gomarus. Il fut destitué peu après la publication de son Histoire du pélagianisme (1618) qui fut vivement attaquée par les gomaristes. Réhabilité, il obtint une chaire d’histoire à Leyde (1622), puis à Amsterdam (1633). Il est notamment l’auteur d’un De la connaissance de soi (Van de kennisse zijn zelfs) cité par SvH [43]. V. insiste sur le fait que les sciences ne sont pas isolées mais liées les unes aux autres [70] et que la beauté ne peut être trouvée par hasard [280].

  • Vredeman de Vries (Hans), peintre, décorateur, dessinateur, graveur et ornemaniste néerlandais (1527-1604) 262, 275, 276. – Formé à Malines et à Anvers, il séjourna ensuite en Allemagne [262] et en Bohême. Dans ses tableaux, il fut sensible à l’influence de l’école de Fontainebleau et réalisa plusieurs trompe-l’œil [275, 262]. Il joua un rôle important comme théoricien de l’architecture [276] et contribua par ses multiples recueils d’ornements, parus à partir de 1555, à diffuser dans l’Europe du Nord un répertoire maniériste anversois où l’on retrouve les traces de Serlio, d’Androuet du Cerceau et de Pieter Coecke van Aelst.

  • Vulcain, dieu romain du feu 72, 99, 121, 159, 260, 261, 287. – D’origine très ancienne, il figurait parmi les premiers dieux du ranthéon romain mais fut vite assimilé à l’Héphaïstos grec dont il prit les légendes et les attributs. Sa description [99]. Il fut le père involontaire d’Erichthonios [72] et forgea le bouclier d’Achille [159] et les foudres de Jupiter [260-261], et le délivra de Minerve [287]. Sujet d’une peinture d’Alcamène [121].

  • Vulcain, peinture d’Alcamène 121. – Cette œuvre était si bien peinte qu’on pouvait à sa vue ressentir la paralysie du forgeron boiteux [121].

W


 

  • Wageningen, ville néerlandaise 201. – Traversée par SvH [201].

  • Wallsee, ville d’Allemagne 203. – Traversée par SvH [203].

  • Wesel, ville allemande 201. – Traversée par SvH [201].

  • Wesenufer, ville d’Allemagne 203. – Traversée par SvH [203].

  • Westerbaen (Jacob), poète néerlandais (1599-1670) 99. – Auteur de poésies et de poèmes au style précieux marqué par les poètes français de la Pléiade, il est cité par SvH [99] pour sa description de Cupidon.

  • Westphalie, région d’Allemagne 255. – Aldegrever provient de cette région [255].

  • Whitehall, grande artère de Londres 257, 311, 356. – Elle est située sur l’emplacement de l’ancien palais royal éponyme (dont il ne reste que le Banqueting Hall, décoré notamment par Van Honthorst) qui servit de cour au XVIIe siècle où furent employés Lely [257, 356] et Van Dyck [311].

  • Whitestreet, rue de Londres 266. – SvH y résida un temps [266].

  • Wiesbaden, ville allemande 202. – Traversée par SvH [202].

  • Willeboirts Bosschaert (Thomas), peintre hollandais (1613/14-1654) 256. – Spécialiste de natures mortes et de peintures de fleurs [256], il participe, avec Theodoor van Thulden, Gonzales Coques, Jacob Jordaens, Caesar van Everdingen, Salomon de Bray, Jan Lievens, Christiaen van Couwenbergh, Pieter Soutman, Pieter Fransz. de Grebber, Gerrit van Honthorst et Jacob van Campen à la décoration de la salle principale de l’Huis ten Bosch (1640-1650).

X


 

  • Xénocrate, philosophe grec de l’Académie (v. 400-v. 314 av. J. –C.) 2, 21, 108. – Disciple et ami de Platon [21], il l’accompagna en Sicile. Il prit la direction de l’Académie en 339 av. J. –C. Il tenta de concilier la théorie platonicienne des idées et le pythagorisme. Il écrivit sur l’art [2].

  • Xerxès Ier, roi de Perse (reg. 486-465 av. J. –C.) 93, 153, 247. – Appelé aussi Assuérus dans la Bible [93], fils de Darios Ier et d’Atossa, il dut faire face aux révoltes d’Egypte et de Babylonie qu’il réprima durement. A la suite des défaites de Salamine et de Platées, les Perses abandonnèrent leurs possessions d’Europe, laissant la Grèce triomphante [247]. Son armée fut réputée pour sa taille [153].

Y


 

  • York, comté britannique 188. – Thomas Povey fut le trésorier du comte de York [188].

  • Yuste (monastère de), monastère espagnol 142. – Charles Quint s’y retira à la fin de sa vie [142].

Z


 

  • Zabulon, personnage biblique 156. – Fils de Jacob et de Léa, ancêtre éponyme d’une des tribus d’Israël [156], dont le territoire était situé au Nord, entre le lac de Tibériade et la mer.

  • Zacharie, prêtre et prophète juif 153. – Associé à Aggée dans l’œuvre de restauration après l’exil à Babylone. Il aurait été lu par Agrippa [153].

  • Zachée, précepteur juif 106. – Percepteur de Jéricho qui donne ses biens et accueille Jésus [106].

  • Zegemond, personnage du Baeto de Pieter Cornelisz. Hooft 138. – Chante la beauté d’un édifice architectural [138].

  • Zénon de Citium, philosophe grec fondateur du stoïcisme (v. 335-v. 264 av. J. –C.) 108. – Fils d’un riche commerçant d’origine phénicienne, il vint à Athènes vers 312. Après avoir été l’élève de Cratès de Thèbes, de Stilpon et de Xénocrate, il créa l’école du Portique ou stoïcisme. L’estime que lui témoignèrent les Athéniens était telle qu’ils lui dressèrent une statue de bronze et l’enterrèrent dans le quartier du Céramique. Sa description physique [108].

  • Zeuxis, peintre grec originaire d’Héraclée, en Lucanie (act. Ve s. av. J. –C.) 25, 74, 76, 78, 87, 101, 110, 114, 179, 215, 218, 224, 239, 275, 281, 288, 289, 293, 298, 299, 308, 315, 333, 354, 356. – Bon peintre de fruits [74, 87], parfois peintre d’histoire [78], il était loué pour l’expression des passions [78], pour ses modelés [308] mais critiqué pour l’anatomie de certaines de ses figures [74] et le manque de différenciation des sexes [293]. Il pratiqua la peinture monochrome [333]. Il fut trompé par une œuvre de Parrhasios [25, 215, 218, 356]. Il déclarait que les gens ignorants louaient la lie de l’art [76, 315] et qu’il fallait savoir rester longtemps devant son œuvre [239]. Z. avait franchi les portes qu’Apollodore avait ouvertes [179]. Rendu riche par son art, il offrit toutes ses œuvres aux cités et aux souverains [354].

    • Alcmène et Amphitryon devant Hercule étranglé par un serpent 78

    • Centaures (Les) 78, 224, 298-299

    • Hélène 78, 101

    • Junon d’Agrigente 78, 288-289

    • Jupiter 78

    • Lutteurs (Les) 78

    • Pénélope 78, 114

    • Raisins (Les) 275

    • Vénus 281

    • Vieille femme laide 78, 110

  • Zopyros, philosophe antique (VIe s. av. J. –C.) 107. – Selon une légende rapportée par Hérodote, il aurait livré Babylone à Darios par une ruse : il se serait présenté dans la ville comme un transfuge, après s’être fait couper le nez et les oreilles, et aurait ouvert les portes confiées à sa garde. Sa description physique [107].

  • Zuccaro (Federico), peintre italien (1540-1609) 9, 238, 316, 317. – Frère, disciple et collaborateur de Taddeo, maître de Raffaellino da Reggio [9], membre de la guilde de Saint-Roch [238], il exerça son talent à travers toute l’Europe. De retour à Rome, il ouvrit dans son palais une académie de dessin, l’Académie de Saint-Luc. Il est aussi l’auteur d’un traité théorique, Idée des peintres, sculpteurs et architectes (Idea de’ pittori, scultori e architetti), publié en 1607. Il critiqua ouvertement certains amateurs d’art [316].

    • Calomnie (La) 316

  • Zuccaro (Taddeo), peintre italien (1529-1566) 14, 207, 256. – Il arriva à Rome en 1543, où il se nourrit des œuvres antiques, de Michel-Ange et de Raphaël [14]. Proche de Polydore de Caravage et de Perino del Vaga [256], il évolua ensuite vers le maniérisme avec Prospero Fontana qui travailla avec lui à la ville Giulia. Apprécié du pape Jules III, il reçut de nombreuses commandes de fresques notamment pour le Palazzo Farnese [207], la villa Farnese de Caprarola et la Sala Regia au Vatican.

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