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(Index précédent)

  • Ruben, personnage biblique, fils aîné de Jacob 156. – Ancêtre éponyme d’une tribu d’Israël [156], dont le territoire était situé à l’est de la mer Morte, au Nord de Moab.

  • Rubens (Peter Paul), peintre, dessinateur et décorateur flamand (1577-1640) 75, 89, 125, 164, 191, 193, 194, 195, 213, 256, 317, 318. – Fils d’un échevin anversois exilé à Cologne, il revint avec sa mère s’établir à Anvers en 1589. Il fréquenta l’école latine et devint page chez la comtesse Marguerite de Ligne-Arenberg, puis travailla auprès d’Adam van Noort et d’Octave van Veen. Il se rendut en 1600 en Italie et resta au service du duc de Mantoue jusqu’en 1608. Il fit divers séjours à Rome où il copie et dessina de nombreux antiques [193-195] et fut envoyé en 1603 en ambassade auprès du roi d’Espagne. Il revint à Anvers, obtint rapidement la protection du bourgmestre Nicolas Rockox et devint peintre de l’archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas. Marié en 1609 avec Isabelle Brandt et ayant acheté en 1611 une maison qui abritait un vaste atelier, il acquit une brillante situation sociale et obtint de multiples commandes. Il réalisa de vastes séries de cycles apologétiques commandés par les cours européennes : vingt-sept œuvres pour la Galerie de Médicis, décorant l’une des ailes du palais du Luxembourg suivie par le projet de la Galerie d’Henri IV (1627-1630) qui ne fut pas achevé. Rubens conçut ensuite la Glorification de Jacques Ier, destinée au Banqueting Hall du palais de Westminster à Londres (1630-1634), puis pour le roi d’Espagne, la décoration du pavillon de chasse de la Torre de la Parada, près de Madrid (1637-1638). Peintre universel, maître d’un atelier prolifique [89], touchant à tous les genres, surnommé l’" Apelle du Siècle d’Or ", il devint un modèle et une référence pour un grand nombre de peintres européens [213, 256, 317, 318], notamment pour ses élèves et suiveurs, Van Dyck, Jordaens notamment [191]. SvH loue ses riches compositions [75], leur aplomb et leur jaillissement [191], ses orages et ses tempêtes [125], ses chevaux [164].

  • Ruines du palais de Titus 336. – Elles furent visitées par Giovanni da Udine qui y étudia les grotesques [336].

  • Rupert du Palatinat, prince et artiste allemand (1619-1682) 196. – Troisième fils de l’électeur palatin calviniste Frédéric V et d’Elisabeth Stuart, fille du roi Jacques Ier d’Angleterre et sœur de Charles Ier, il fut évidemment l’un des plus fervents partisans de la cause royaliste, devenu un des commandants de la cavalerie de Charles 1er où se fit connaître par son intrépidité. Il devint un ami des artistes, souvent dépeint par eux (Van Dyck, Dobson), mais dut se retirer à Francfort après la défaite de Charles Ier, et il y expérimenta la technique de la manière noire [196], produisant une superbe planche, le Grand Exécuteur, d’après un tableau de Ribera, dont il offrit un exemplaire à SvH.

    • Grand Exécuteur (Le) 196

  • Rupilius, acteur antique 175. – Son identité nous est jusqu’à ce jour inconnue. Il choisissait, selon son tempérament, plutôt les rôles dramatiques comme Antiope [175].

  • Russie, pays d’Europe orientale et d’Asie septentrionale 152, 358. – Description de leurs vêtements [152]. Ils critiquaient les kazakhs qui adoraient le Soleil et la Lune [358].

  • Rustici (Francesco), peintre italien (1474-1554) 169, 179, 208. – Membre de la guilde de Pan [208], grand amateur de bêtes étranges et d’animaux rares [169], il était un peintre de genre apprécié. Il considérait que pour composer une œuvre, il fallait d’abord faire une première esquisse grossière [179].

  • Ryke (Pieter de), réformateur flamand (m. 1596) 181. – Il se cacha, selon SvH, pendant sept mois dans un trou à Gand [181].

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  • Sacrifice d’Abraham (Le), peinture d’Andrea del Sarto 228. – SvH loue le fait que la partie du corps d’I. que le vêtement laisse à découvert était comme brûlée par le soleil [228]. Conservé à Madrid, au Musée du Prado

  • Sacrifice d’Iphigénie (Le), peinture de Timanthe 110, 111, 194. – Timanthe y représenta Calchas triste, Ulysse mélancolique, Ajax furieux contre les dieux, Ménélas pleurant et Agamemnon en se couvrant le visage d’un pan de sa toge [110-111]. Timanthe se serait inspiré dans cette œuvre de la figure d’Agamemnon dans une tragédie d’Euripide [194].

  • Saftleven (Cornelis), peintre hollandais (1607-1681) 184. – Frère du peintre Herman Saftleven, il travailla peut-être à Utrecht mais fut surtout actif à Rotterdam. Il se spécialisa dans les scènes de genre (tavernes, désordres de cuisines) et dans la représentation de monstres et d’animaux rares [184].

  • Sagesse des Anciens (La), ouvrage philosophique et symboliste de Francis Bacon 72, 357. – L’auteur y développe des interprétations philosophiques et morales des différents mythes grecs et romains, comme, par exemple, la figure d’Erichthonios [72]. Il y fait également remarquer les faveurs qu’obtiennent les grands artistes auprès des puissants [357].

  • Sainte Cécile, peinture de Raphaël 316. – Francia se désespéra de la qualité de cette œuvre eu égard à sa propre Sainte Cécile [316].

  • Sainte Famille, peinture de Michel-Ange 115. – Louée par SvH [115]. Appelée encore Tondo Doni, cette peinture est conservée aux Offices de Florence

  • Saint Jérôme dans sa cellule, gravure d’Albrecht Dürer 272. – Dürer y a précisément observé les ombres portées provoquées par l’entrée de la lumière du soleil dans la cellule de saint Jérôme [272].

  • Saint Pierre, peinture de Jan van Hoogstraten 114. – Pour peindre la peur sur le visage de ce saint Pierre, Jan SvH employa un mendiant qui satisfit involontairement ses désirs [114].

  • Saint Pierre, peinture de Raphaël 227. – Elle fut critiquée par un cardinal pour le teint de sa chair [227].

  • Saint-Sépulcre, nom donné aux diverses constructions élevées à Jérusalem sur le tombeau du Christ et sur le Calvaire, 334. – Dans un temple, des peintures mosaïquées de saints étaient accrochées [334].

  • Salle des Kloveniersdoelen d’Amsterdam 176. – SvH met en valeur La Ronde de nuit dont les lumières et ombres contrastées ainsi que la composition animée contrastait, selon lui, avec les peintures, les faisant ressembler à un jeu de cartes [176].

  • Salomon, roi d’Israël, fils de David et de Bethsabée 96, 128. – Obtint la succession contre son frère Adonias. Son règne marque l’apogée de la puissance d’Israël : mariage avec la fille du pharaon, alliance avec Hiram Ier de Tyr, construction d’une flotte, d’un Temple [128], d’un palais royal, de places fortes, entretien d’une armée avec cavalerie et chrs, d’un harem, d’une administration. Il départagea deux femmes se prétendants la mère d’un même enfant en ordonnant de le partager en deux (la vraie femme fut celle qui préféra y renoncer) [96].

  • Salviati (Cecco), peintre italien (1510-1563) 148, 238, 256. – Elève d’Andrea del Sarto, il fut protégé par le cardinal Salviati. En 1541, après un voyage à Bologne, il décora l’église Santa Maria dell’Anima, à Rome où il travailla [256], puis en 1544, la salle des audiences du Palazzo Vecchio (Florence). Il appartient un temps à la guilde de Saint-Roch [238]. En France, il travailla à Fontainebleau, au château de Dampierre, avant de retourner à Rome. SvH loue la grâce étrange de ses vêtements [148].

  • Salzbourg, ville autrichienne 265. – SvH dit que l’on peut voir de Vienne les Alpes près de S. [265].

  • Samos, île grecque de la mer Egée 51, 247. – Les sculpteurs Théodoros et Téléclès exécutèrent une statue d’Apollon Pythien pour les habitants de S. [51]. Le pont de Bosphore de Mandroclès valut sa gloire à S., sa patrie [247].

  • Samoyèdes, peuple d’origine mongole et de langue finno-ougriennes, établis dans la toundra sibérienne 147. – Ils se vêtaient de fourrures aux couleurs bigarrées [147].

  • Samson, juge d’Israël 171. – Consacré à Dieu, il porte intacte sa chevelure, siège de sa force. Il lutte contre les Philistins, en tue mille avec une mâchoire d’âne [171], mais est trahi par Dalila qui lui rase la tête et le livre. Prisonnier, il retrouve sa force et renverse le temple de Dagon sur lui-même et sur les Philistins.

  • San Marco (Baccio di), religieux italien 276. – Selon la tradition, Raphaël refusa de lui apprendre l’art de la perspective [276].

  • Sandys (George), voyageur et érudit anglais (XVIe siècle) 5, 134, 148, 169, 170, 334. – Auteur d’une Relation d’un voyage contenant la description de l’empire turc, de l’Egypte, de la Terre Sainte, et des parties reculées de l’Italie et des îles proches (A Relation of a Journey […] Containing a Description of the Turkish Empire, of Aegypt, of the Holy Land, of the Remotes Parts of Italy and Islands Adjoyning, 1615). Dit qu’à Alexandrie, on pouvait ramasser après une averse des pierres précieuses et des médailles au sol [134]. Décrit l’Eglise Sainte-Sophie de Constantinople [334]. Décrit la toilette des femmes des Juives palestiniennes [148]. Décrit les étranges animaux peuplant l’Egypte et l’Afrique du Nord [169-170].

  • San Michele in Bosco, édifice architectural à l’extérieur de Bologne 335. – On peut admirer de jolies chaises ornées de paysages, de sols et d’édifices [335].

  • Sannazzaro (Jacopo), poète et humaniste italien (1455/1456-1530) 187. – Il fut reçu membre de l’Académie que Pontano avait fondée à Naples. Il composa essentiellement des œuvres en langue vulgaire : des jeux scéniques (Farse), une centaine de Rime (posth. 1530), considérées comme le sommet du pétrarquisme au XVe siècle, et surtout le roman pastoral L’Arcadie, longuement élaboré, destiné à une immense fortune et où Carel van Mander critique l’épisode du Jugement de Pâris [187]. En 1501, il suivit Frédéric III d’Aragon dans son exil en France. De retour à Naples en 1504 après la mort du roi, il écrivit ses Elégies et des Epigrammes.

  • Sappho ou Sapho, poétesse grecque (VIIe s.-VIe s. av. J. –C.) 123. – Contemporaine d’Alcée et aristocrate comme lui, elle fut exilée en Sicile, puis, revenue à Mytilène, anima une confrérie de jeunes filles nobles placées sous l’invocation d’Aphrodite et des Muses [123], où l’on étudiait la poésie, la musique et la danse. L’Ode à Aphrodite est le seul de ses poèmes conservée entièrement.

  • Sara ou Sarah, personnage biblique 91, 298. – Femme d’Abraham, miraculeusement mère d’Isaac à l’âge de 90 ans [91]. Selon saint Augustin, elle resta belle jusqu’à un grand âge [298].

  • Sarangéens, peuple de l’Empire perse 153, 154. – Description de leurs armes et de leurs armures [153-154].

  • Sardaigne, île italienne de la mer Tyrrhénienne 134. – Célèbre pour la qualité et la force de sa flotte [134].

  • Sarpédon, maître de Caton d’Utique 21. – Selon Plutarque, il préférait expliquer qu’être violent avec ses élèves [21].

  • Sarto (Andrea del), peintre italien (1486-1530) 121, 208, 228, 256. – Après un apprentissage chez un orfèvre, il devint l’élève de Piero di Cosimo. Il fut avec Fra Bartolomeo le grand représentant du classicisme florentin de la haute Renaissance [256], tant dans le registre décoratif (entrée de l’Annunziata à Florence, cloître du Scalzo à Florence) que dans celui des peintures de chevalet (Sainte Famille, Paris, Louvre). Il fut à l’instigation de la création de la guilde de Pan [208].

    • Isaac 228

    • Ouvrier se reposant près d’un feu 121

  • Sarto (Jason del), père d’Andrea del Sarto 208. – Il fut représenté par son fils sur un gâteau à l’occasion d’une des fêtes de la guilde de Pan [208].

  • Saturne, dieu italique et romain 37, 98, 166, 221. – Identifié au Cronos grec, il symbolise le temps, à la fois dans sa puissance destructrice et corruptrice et dans sa puissance positive, notamment dans le champ de l’éducation [37]. Sa description [98]. On lui associe le noir [221]. Une légende dit que, surpris par l’arrivée soudaine de son épouse Rhéa, au moment où il faisait l’amour avec l’Océanide Philyre, S. se changea en cheval et s’enfuit [166]. Et, comme fruit de ses amours avec le dieu métamorphosé en cheval, Philyre mit au monde le Centaure Chiron.

  • Satyre émerveillé par ses flûtes, bronze de Myron 112. – Cette œuvre fut fameuse pour sa représentation de l’étonnement [112].

  • Satyre endormi, sculpture de bronze de Diodore 296. – Cette œuvre fut admirée pour l’attention portée à la représentation du sommeil [296].

  • Satyres, démons champêtres et forestiers 53, 77, 80, 81, 99, 112, 124, 133, 138, 164, 182, 185, 296, 299. – Identifiés avec les faunes des Romains, comme Pan, ils étaient représentés avec le haut du corps d’un homme barbu et cornu, le bas d’un cheval ou d’un bouc, appartenant ainsi au registre du monstrueux et de l’hybride [164]. Ils parcourent la campagne, jouant de la flûte et dansant, poursuivant les nymphes [138, 182] et les mortelles. Ils font partie du cortège de Dionysos [99] et sont les personnages récurrents des récits pastoraux [77] et des bacchanales [80]. Les vieux satyres s’appellent aussi Silènes [81]. SvH compare les figures dont l’anatomie aurait été trop précisément observée et sans mouvements à des s. gonflés de bosses [53], et conseille, pour un effet comique, de montrer un satyre frigorifié par les premières glaces de l’hiver [124]. Figure présente sur l’entablement du théâtre de Tralles, selon Vitruve [133]. Selon Lucien, les oreilles des Centaures de Zeuxis étaient les mêmes que celles des s. [299]. Sujet d’une description de Philostrate [296], d’une sculpture de Myron [112] et d’une peinture de Timanthe [185].

  • Saül, premier roi des Israëlites 95, 107, 143. – Originaire de Guibéa, de la tribu de Benjamin. Vainqueur des Philistins (grâce à son fils Jonathan) et des Ammonites assiégeant Jabès, il est proclamé par Samuel. Il instaure une royauté militaire, bat les Philistins et les Amalécites. Vieilli, il appelle David pour le distraire de sa musique et lui donna sa fille cadette en mariage. Mais, jaloux de sa réussite, il le persécute et finit par se suicider. Sa description [107] et celle de son épieu [143]. SvH demande à ce qu’on le représente de manière convenable [95].

  • Saxe, région historique de l’Allemagne 157. – Avaient un lion comme insigne militaire [157].

  • Scaliger (Jules César), médecin et humaniste italien (1484-1558) 42. – Auteur de traités scientifiques sur Hippocrate, Aristote et Théophraste, d’une Poétique, il proposa également une théorie physiognomonique fondée sur la codification et la lecture des formes des muscles [42].

  • Scaurus (Marcus), édile romain (reg. 58/56 av. J. -C.) 129. – Il fit construire un théâtre fameux pour sa contenance et pour la complexité de ses scènes [129].

  • Schongauer (Martin), peintre alsacien (v. 1445-1491) 63, 255. – Contemporain d’Israël van Ments [255], il exécuta un grand nombre de retables alliant sens décoratif et monumentalité sculpturale, il fut toutefois critiqué par SvH pour ses nus rachitiques [63]. Son œuvre gravé fut un modèle pour celui de Dürer.

  • Van Schrieck (Otto Marseus), peintre hollandais (1619/20-1678) 169. – Séjournant à Rome, il fut l’hôte de SvH. Spécialiste de peintures de monstres et de créatures effrayantes [169].

  • Schut (Cornelis), peintre et graveur flamand (1597-1655) 256. – Influencé par Abraham Janssen, il fait partie, entre 1624 et 1627, du Schildersbent de Rome où il travaille pour le marchand flamand Pieter de Vischere et sa villa à Frascati, ainsi que pour Vincenzo Giustiniani. De retour à Anvers en 1635, il travaille avec Rubens et Jan van den Hoecke pour l’Entrée Triomphale de Ferdinand. Il est l’auteur de nombreuses gravures tirées de cartons de Rubens [256].

  • Scipion l’Africain, homme politique et général romain (v. 235-183 av. J. –C.) 83, 84, 129, 143, 160, 199. – Nommé proconsul en Espagne lors de la deuxième guerre punique, il prit Carthagène, battit Hasdrubal Barca et réussit à chasser les Carthaginois d’Espagne. Après son alliance avec Massinissa [143], il assiéga Carthage, vainquit Hannibal et triompha [83-84]. Accusé de concussion par les conservateurs menés par Caton l’Ancien, il se retira, après la condamnation de son frère, dans son domaine de Liternum où il se consacra aux lettres et aux arts [199]. Description de son bouclier [160]. Il se lavait, selon Sénèque, dans une baignoire ornée de petites fenêtres [129].

  • Scopas, sculpteur et architecte grec (act. Ve s. av. J. –C.) 310. – Il travailla à Sicyone, dirigea la construction du temple d’Athéna Aléa à Tégée dont il sculpta le décor des frontons, participa à la décoration du mausolée d’Halicarnasse et à celle du temple d’Artémis à Ephèse. Il fut, selon la légende, très pauvre malgré son talent [310].

  • Van Scorel (Jan), peintre hollandais (1495-1562) 255. – Il se forma à Haarlem et Amsterdam, puis auprès de Mabuse. Parti vers 1520 pour Jérusalem, il séjourna en Italie et fut de 1522 à 1524 conservateur du Belvédère. Fervent romaniste, maître de Van Heemskerck et de Moro [255], il contribua à propager l’influence italienne dans les Pays-Bas du Nord.

  • Scuola Grande di S Marco, ouvrage architectural de Venise 125. – Palma l’Ancien y figura un Miracle de Saint-Marc [125].

  • Scylla, monstre mythologique gardant le détroit de Messine 74, 204, 205, 294. – Les marins qui changeaient de cap pour éviter les flots de Charybde tombaient sur l’écueil de S., monstre à six têtes qui les dévoraient. Au figuré, tomber de Charybde en Scylla signifie quitter une difficulté pour en affronter une pire encore [204, 205, 294]. Sujet d’une peinture d’Androcide [74].

  • Scythie, région au Nord du Pont-Euxin, entre l’Istros et le Tanaïs 153, 155, 156, 323. – Description de leurs armes [153, 155] et de leurs insignes de guerre [156]. Un peintre milanais peignit un empereur romain assis sur un trône, piétinant les souverains goths et s. [323].

  • Sebastiano del Piombo, peintre italien (v. 1485-1547) 150, 239, 288, 316, 339. – Elève de Giorgione, il fut marqué par le traitement de la lumière de son maître et par son sens de la composition. En séjournant à Rome où Agostino Chigi le fit venir en 1511, S. s’écarta quelque peu de la tradition vénitienne, s’orientant vers Raphaël et surtout Michel-Ange dont il devint le confident [288]. Etait très apprécié pour la qualité de représentation de ses vêtements et fourrures [150], et pour sa grande capacité de travail [239]. Il possédait une technique particulière pour peindre ses fresques [339].

    • Figure de moine 316

  • Sébastien (saint), martyr romain 113. – Il aurait été capitaine de la garde prétorienne de Dioclétien et livré par lui à ses archers comme chrétien. Sauvé par une chrétienne, il alla reprocher à Dioclétien de persécuter les chrétiens et fut bâtonné à mort. Sujet d’une peinture de Francisco Monsignori [113].

  • Seghers (Daniël), peintre flamand (1590-1661) 87. – Proche de Rubens, il se spécialisa dans les natures mortes de fleurs et dans les guirlandes [87].

  • Seghers (Hercules), peintre hollandais (v. 1590-1633/1638) 196, 232, 240, 312. – Elève de Gillis van Coninxloo, il travailla à Haarlem, Amsterdam, Utrecht et La Haye. Si ses œuvres furent appréciées, et notamment par Rembrandt qui en possédait plusieurs, il semble avoir mené une carrière isolée [312]. Dans ses eaux-fortes il exploita les effets de matière propres à cette technique et élabora des paysages qu’il imprima sur des papiers préalablement peints ou sur des toiles de lin colorées, faisant de chaque épreuve une œuvre unique [196, 240]. SvH loue ses montagnes pittoresques [232].

  • Séleucos Ier, général macédonien, lieutenant d’Alexandre (v. 358-280 av. J. –C.) 343. – Fondateur de la dynastie des Séleucides. Ayant participé à la lutte des diadoques contre Perdiccas, il reçut la Babylonie en deuxième partage de l’empire d’Alexandre. Il forma l’alliance des diadoques contre Antigonos Monophthalmos et, après la victoire sur Démétrios Poliorcète, entreprit de reconstituer à son profit l’empire d’Alexandre, mais ne réussit pas à soumettre l’Inde. Après la victoire des adversaires d’Antigonos à Ipsos, il transporta sa capitale de Séleucie à Antioche. Après s’être débarrassé de Démétrios Poliorcète et de Lysimaque. Séleucos devint maître de l’Asie Mineure et marcha contre la Macédoine, mais il fut assassiné par Ptolémée Kéraunos. Ses descendants possédaient une ancre sur leur corps, comme une marque distinctive [343].

  • Sem, personnage biblique, fils de Noé 184. – Ancêtre éponyme des peuples sémitiques. Il détourna le regard de son père nu [184].

  • Sémiramis, reine légendaire d’Assyrie et de Babylonie 38, 145. – Femme du gouverneur Omnès puis du roi Ninos. Veuve autoritaire [145], elle aurait pris la place de son fils [38], et guerroyé jusqu’aux Indes et aurait élevé de somptueuses constructions à Babylone, dont les célèbres jardins suspendus.

  • Sénèque, homme politique, écrivain et philosophe romain (4 av. J. –C.-65) 80, 89, 92, 94, 101, 112, 129, 144, 145, 183, 199, 200, 216, 221, 233, 236, 259, 273, 274, 283, 286, 315, 327, 345, 346, 348, 349. – Venu très jeune à Rome, il y étudia la philosophie stoïcienne. Exilé en Corse de 41 à 49, il fut rappelé à Rome où il devint précepteur de Néron. En 65, celui-ci l’impliqua dans la conjuration de Pison et lui ordonna le suicide. On lui attribue des tragédies, mais aussi des traités de philosophie (Apokoloquintose [101], De la Brièveté de la vie [145], De la Colère [92, 216] où il donne notamment une description du colérique [112], De la Tranquillité de l’âme [199, 315] où Sénèque donne des conseils pour se divertir [200], Des Bienfaits [273, 274, 345], Du Désir de richesses [80], Lettres à Lucilius [94, 129, 236, 283, 346, 348]) et un ouvrage scientifique (Questions naturelles). SvH dit avoir trouvé trace d’un tableau du peintre Socrate chez S. [89]. S. témoigne du fait que les cheveux étaient coupés à l’occasion d’un deuil ou d’une humiliation [144] mais aussi de la coquetterie des Romains à l’égard de leurs cheveux. Critique également le manque de vraisemblance de certains passages d’Ovide [183]. Dit que la couleur verte réveille les yeux fâchés [221], que certains peintres parviennent à leur fin parfois par hasard [233] et que les choses éclairées par le feu sont différentes de celles qui apparaissent dans une lumière plus intense [259]. Il défend également l’importance de l’imagination pour l’artiste [286]. De son temps, les nobles Romains portaient des signes distinctifs de leur identité [327]. Pour lui, l’esprit s’émeut devant les choses horribles [349].

  • Sens de la vue (Le), gravure d’Hendrick Goltzius 272. – Œuvre louée par Van Mander et SvH [272].

  • Sérantapicos, ancien capitaine juif 252. – Magicien et devin, il avait promis à Gizidos, prince des Sarrazins, qu’il conserverait son royaume pendant trente ou quarante ans à condition qu’il voulût détruire toutes les images qui se trouvaient dans les églises chrétiennes [252].

  • Sérapion, peintre antique d’origine alexandrine 74, 275. – Apprécié dans les grands sujets [74], il décora des décors de théâtre [275].

  • Sérapis, divinité introduite en Egypte par Ptolémée Ier 100. – Son nom lui venait sans doute d’un sanctuaire de Memphis réservé au culte des taureaux défunts. Sa description [100].

  • Serlio (Sebastiano), architecte et théoricien italien (1475-v. 1554) 127. – Il se forma à Bologne, à Rome, à Venise et composa un ample traité d’architecture en 8 livres qui vulgarisait les connaissances sur l’art antique et les doctrines architecturales de Vitruve [127].

  • Sermon de Saint-Jean-Baptiste (Le), peinture de Rembrandt van Rijn 183. – SvH admire sa composition privilégiant l’ensemble et les détails, mais trouve inconvenant les deux chiens s’accouplant, en bas à gauche de l’œuvre [183]. Cette peinture est conservée au Staatliche Museen de Berlin.

  • Sertorius, général romain (v. 123-72 av. J. –C.) 19, 70, 142. – Lieutenant de Marius en Gaule et partisan de celui-ci durant les guerres civiles, il passa en Espagne quand Sylla fut resté le maître de l’Italie. Il y aida les Lusitaniens révoltés contre Rome à combattre les partisans de Sylla et organisa en Espagne un simulacre de république romaine. Combattu par Métellus et Pompée, il s’allia à Mithridate mais fut assassiné par ses officiers à l’instigation de son lieutenant Perpenna. Il fit une étrange comparaison entre l’inné et de l’acquis [19, 70]. Charles Quint fit couper les arbres autour de la tombe de S. [142].

  • Servilius, personnages antiques 39. – Jumeaux connus pour leur ressemblance pendant l’Antiquité [39].

  • Servitius, personnage romain 162. – Il aurait inventé les services de table [162].

  • Sesso (Lodovico da), notable italien 170. – Dans sa maison, Francisco Monsignori avait peint un magnifique trompe-l’œil [170].

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