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Preti (Mattia), dit Il Calabrese, peintre italien (1613-1699) 356. – Il travaille notamment à Rome, Naples et à Malte. Il est cité par SvH parmi des peintres qui avaient les faveurs des nobles. Priape, dieu de la fécondité, fils de Bacchus et de Vénus 99. – Né avec un membre viril démesuré, il est abandonné par sa mère près de Lampsaque où son culte devait être localisé. Dieu asiatique, il vient en Grèce dans le cortège de Bacchus. On le représentait comme un personnage ithyphallique, souvent en compagnie d’un âne. Sa description [99]. Primatice (le), peintre et décorateur italien (1504-1570) 22. – Formé par Jules Romain avec lequel il collabora six ans au Palazzo del Te à Mantoue [22], il fut appelé en France par François Ier pour travailler au château de Fontainebleau. Après la mort de Rosso, il assuma la direction des travaux, fournissant des dessins, tant d’architectures que de sculptures, de stucs et d’émaux, ou de décors éphémères pour les fêtes royales. Procné, personnage mythologique, fille du roi athénien Pandion 94. – Mariée à Térée, roi des Thraces, qui était venu au secours de son père au cours d’une guerre, elle eut de lui un fils, Ithys. Térée ayant séduit Philomèle, la sœur de P., celle-ci décida de se venger d’une façon exemplaire. Elle tua son fils, découpa ses membres, les fit bouillir dans une marmite pour ensuite les servir en repas à son mari. Puis, lorsqu’il eut dégusté le plat, elle lui annonça la vérité. Elle eut le temps de fuir avec sa sœur ; mais Térée, fou de douleur, se mit à leur poursuite, et il allait les rattraper lorsque les deux sœurs supplièrent les dieux de les épargner. Elles furent toutes deux changées en oiseaux : P. devitn ainsi un beau rossignol et Philomèle une gracieuse hirondelle. Horace conseille de ne pas représenter directement ce récit [94]. Prométhée, titan, créateur des mortels, fils de Japet et de Clyméné 217, 244. – Frère d’Atlas et d’Epiméthée, bienfaisant envers les mortels, il déroba le feu aux dieux pour le leur apporter [217]. Cette action audacieuse lui valut d’être enchaîné au sommet du Caucase, un aigle lui rongeant le foi qui repoussait sans cesse. Il fut délivré par Hercule qui tua l’aigle. Selon une tradition, P. créa les mortels en les façonnant avec de la terre glaise [244]. Proserpine, divinité romaine des Enfers 98, 100, 207, 209. – Protectrice de la germination des plantes [100], elle fut très vite assimilée à la Perséphone grecque. Enlevée par Pluton, elle devient la reine des Enfers [98, 209], mais, selon le compromis par Jupiter, elle monte sur la terre à l’époque des premières poussées printanières et retourne au monde souterrain à l’époque des semences. Sujet d’une œuvre du Bernin [207]. Protagoras, sophiste grec (485-411 av. J. –C.) 9. – Brillant rhéteur, maître supposé de Démocrite [9], il enseigna l’art du discours. Sensualiste et relativiste, il est généralement connu par la formule : " L’homme est la mesure de toutes choses " qui oppose à l’idée de vérité absolue une multiplicité de points de vue. Protée, dieu grec, fils de Neptune et de Phénice, ou d’Océan de Téthys 228. – Garde les troupeaux de monstres marins appartenant à son père [228]. Il a le don de divination, mais il se refuse à donner sa prédiction à moins qu’il n’y soit forcé. Il a la capacité de prendre des formes effrayantes ou insaisissables, comme celle de l’eau ou du feu. Protogène, peintre grec (act. IVe s.
av. J. –C.) XII, 2, 28, 74, 76, 78, 112, 140, 170, 192, 213, 216, 233,
236, 240, 280, 318, 321, 331, 332, 348, 360. – Alors que pendant sa
jeunesse, il s’était spécialisé dans la représentation de navires [74,
140], il connut la célébrité à un âge avancé [XII], étant devenu l’ami
et le rival d’Apelle [192, 213, 318, 321] après un mémorable combat de
peinture [331-332, 360]. Théoricien de la peinture [2], très scrupuleux,
il achevait ses compositions avec une minutie qui suscitait l’admiration.
Il excellait dans l’art de la luminosité des couleurs et dans la
technique des dégradés. Aristote insista longuement pour que P.
représentât les exploits d’Alexandre le Grand [78]. La vérité de ses
esquisses frappa Pétrone [28].
Chien Ialysos Philiskos Psyché, personnification antique de l’âme et héroïne de l’Âne d’or d’Apulée 138, 225. – Persécutée par Vénus, jalouse de sa beauté, elle est aimée par l’Amour [138]. Mais ayant péché par curiosité [225] et doute, elle perd son amant divin et devient esclave de Vénus qui la soumet à de rudes épreuves. Enlevée enfin par l’Amour, elle devient immortelle et vit dans l’éternelle félicité de l’amour. Ptolomée Ier Sôter, roi d’Egypte (367-285 av. J. –C.) 46, 91, 314, 316, 329, 352, 360. – Fils de Lagos, il fut un des principaux généraux d’Alexandre le Grand et reçut l’Egypte en partage à la mort de ce dernier. Entré en rivalité avec les successeurs d’Alexandre, il s’allia à Séleucos Ier contre Antigonos Monophthalmos et battit le fils de celui-ci, Démétrios Ier Poliorcète. La bataille d’Ipsos lui permit d’établir sa domination sur la Palestine, la Cœlésyrie et Chypre. A l’intérieur, il organisa administrativement le pays, y introduisit le culte de Sérapis et fonda en Haute-Egypte la ville de Ptolémaïs qui supplanta Memphis. Il établit sa capitale à Alexandrie et donna à la ville un essor intellectuel et commercial considérable ; il y fit construire le musée et la bibliothèque. Il fut le protecteur d’Apelle [46, 91, 314, 316] et aida le capitaine sicyonien Aratos [329]. Certains pensent qu’il commanda une œuvre au peintre Nicias [352]. Il montrait tant d’exigence dans les œuvres qu’il commandait qu’il lui est même arrivé de faire tuer de mauvais sculpteurs [360]. Ptolomée II Philadelphe, roi d’Egypte (308-246 av. J. –C.) 292. – Fils et successeur du précédent. Il mena victorieusement deux guerres contre Antiochos Ier et maria sa fille Bérénice à Antiochos II. Il défendit la liberté des Hellènes contre les Macédoniens. Marié d’abord à Arsinoé Ire, fille de Lysimaque, il la répudia pour épouse sa propre sœur Arsinoé II, veuve de Lysimaque. Le frère et la sœur furent déifiés en tant que theoi adelphoi " les frère et sœur divins ". Il honora également sa propre nourrice Cliné [292]. Ptolomée VII Evergète II ou Phiscon, roi d’Egypte (170-163 av. J. –C.) 247. – Frère de Ptolémée VI auquel il succéda. Il monta sur le trône quand son frère fut fait prisonnier par Antiochos IV, partagea le pouvoir avec lui à son retour pendant quelques années et finit par le chasser [247]. Ptolémée VI fit alors appel à Rome qui décida que Ptolémée VIII régnerait sur la Cyrénaïque constituée en royaume indépendant. Sa description physique [150]. Publicius, citoyen romain 39. – Ressemblait, avec son frère Biblius, tant à Pompée qu’il était possible de distinguer la moindre différence entre eux [39]. Publicola, homme politique romain (m. 503 av. J. –C.) 128. – Un des fondateurs de la république, selon la tradition. Ami du peuple, il abandonna la riche maison qu’il possédait sur le Palatin, fit distribuer les biens des Tarquins et donna à tous les citoyens le droit d’en appeler au peuple des sentences des consuls. Selon Pline, il fut le premier à faire ouvrir les portes vers l’intérieur [128]. Puget de la Serre (Jean), écrivain français (XVIIe s.) 64, 65, 283. – Auteur de son Entretien des bons esprits, P. y parle de la beauté idéale [64-65, 283]. Puissance romaine Pulcher (Claudius), architecte romain (Ier s. av. J. –C.) 51. – Sans doute de la famille du consul, il était capable de représenter un homme entier à la simple vue d’une de ses dents [51]. Pulcher (Claudius), consul romain (act. 79 av. J. –C.) 275, 328. – Il fit donner des jeux somptueux au cours de son édilité curule. Il ouvrit un théâtre orné de magnifiques trompe-l’œil [275, 328]. Puligo (Domenico), peintre italien (1492-1527) 208. – De la génération de Pontormo et de Rosso, il entra d’abord dans l’atelier de Ridolfo Ghirlandaio, mais prit surtout le modèle d’Andrea del Sarto et de Fra Bartolommeo. Il fut surtout un portraitiste très apprécié et participa à la guilde à l’instigation d’Andrea del Sarto [208]. Pylade, cousin germain et ami d’Oreste 94. – Les deux héros sont élevés ensemble à la cour de Strophios, roi de Phocide et père de Pylade. Ce dernier aide Oreste à venger son père [94], épouse sa sœur Electre, puis l’accompagne en Tauride où ils retrouvent Iphigénie. L’amitié des deux héros, qui devint proverbiale, est évoquée dans l’Orestie d’Eschyle, Oreste et Iphigénie en Tauride d’Euripide, ainsi que dans l’Andromaque de Racine. Pyrgotélès, sculpteur et graveur grec (IVe s. av. J. –C.) 21. – Il fut l’un des seuls artistes à avoir le droit de représenter Alexandre [21]. Pyrrhos, roi d’Epire (v. 319-272 av. J. –C.) 157, 342, 348. – Fils d’Eacide, roi d’Epire et parent éloigné d’Alexandre le Grand, il combattit aux côtés de Démétrios 1er Poliorcète à Ipsos. Il fut le meilleur général grec de son temps [348] mais, homme politique médiocre, il hésita toujours entre les conquêtes italiennes et l’extension de son empire vers l’Orient. Il envahit la Macédoine qu’il partagea avec Lysimaque, mais celui-ci l’en chassa. Il se tourna alors vers l’Italie : il vint à l’aide de Tarente et remporta sur les Romains les victoires d’Héraclée et d’Ausculum, victoires très sanglantes. Puis il passa en Sicile d’où il chassa les Carthaginois qui s’unirent à Rome pour le repousser. Revenu en Italie, il fut battu en Bénévent par Curius Dentatus et rentra en Epire. Il se tourna alors vers l’Orient, soumit la Macédoine et entreprit la conquête du Péloponnèse. Il mourut dans un combat de rues. Description de son casque [157]. Il posséda une agate où l’on pouvait voir les figures d’Apollon et les Muses [342]. Pythagore, philosophe et mathématicien grec (v. 570-v. 480 av. J. –C.) 22, 246. – Il serait né à Samos mais aurait vécu à Crotone en Italie où il fonda des communautés philosophiques et politiques dont les adeptes acceptaient une morale ascétique fondée sur l’arithmétique (conçue dans une perspective religieuse et mystique [246]). Selon Diogène Laërce, il faisait respecter un silence de cinq ans à ses élèves [22]. Pythagore de Léontinos, peintre grec 121. –
Auteur notamment d’un Boiteux dont on pouvait ressentir presque
physiquement l’infirmité.
Boiteux Pythie, prêtresse d’Apollon Pythien à Delphes 161. – Chargée de transmettre les oracles du dieu, assise sur un trépied [161] au-dessus d’une crevasse d’où s’échappaient des vapeurs, le front ceint de lauriers, la P. entrait en transe et proférait des paroles incohérentes ou des cris recueillis et interprétés par les prêtres du temple comme la réponse du dieu.
Van Ravesteyn (Jan Anthonisz.), peintre hollandais (v. 1572-1657) 257. – Originaire de La Haye, il fut l’élève, avec Paulus Moreelse, du portraitiste Willem van Vliet. Ses portraits tentent de proposer une vision plus vivante et expressive des modèles que les solutions adoptées notamment par Van Vliet ou Mierevelt en mettant en situation les personnages tout en renonçant au fond noir hérité de la tradition italienne. Sa sœur Maria épouse le peintre Adriaen Hanneman en 1640, celui-ci ayant reçu l’enseignement de son frère, Anthonie. Il est cité par SvH parmi les peintres hollandais importants du XVIIe siècle. Recanati, bois italien, près d’Ascoli Piceno 103. – La Maison de Marie y avait été déposée par les anges après avoir été transportée au-dessus de la Mer Adriatique [103]. Rees, ville allemande 201. – Traversée par SvH [201]. Relation d’un voyage contenant la description de l’empire turc, de l’Egypte, de la Terre Sainte, et des parties reculées de l’Italie et des îles proches Rembrandt van Rijn, peintre et graveur
néerlandais (1606-1669) 13, 75, 176, 183, 191, 212, 228, 257, 268, 291,
306. – Fils d’un meunier aisé, il fréquenta l’école latine puis fut
inscrit en 1620 à l’université de Leyde qu’il abandonne rapidement
pour entrer dans l’atelier du peintre Jacob Isaac van Swanenburgh puis
auprès de Pieter Lastman [257]. En 1624, il ouvre son propre atelier puis s’associe
à Jan Lievens. Après s’être installé à Amsterdam et avoir épousé
Saskia van Uylenburgh, il développe son atelier et connaît rapidement la
notoriété comme portraitiste, peintre d’histoire et graveur, obtenant de
nombreuses commandes et enseignant à plusieurs élèves, dont SvH. Dès
1628, il obtint l’admiration de Constantijn Huygens qui commanda pour
Frédéric Henri une série de 7 tableaux autour du thème de la Passion.
Après une première manière marquée par la clarté chromatique et
compositionnelle de Lastman, R. refuse ensuite les violences du clair-obscur
caravagesque en affirmant, par la touche apparente et l’importance donnée
aux différents degrés d’ombre et de pénombre [228, 268, 291, 306], des
solutions formelles expressives [75, 191] par leur dépouillement. A la mort
de Saskia à 1642, R. achève sa célèbre Ronde de nuit. La fin de
sa carrière ne fut pas marquée par un déclin de renommée, mais par des
placements hasardeux et des commandes plus rares, tandis que les choix
formels engagés auparavant sont radicalisés. Selon SvH, R. conseillait de
respecter et de suivre les règles avant de s’interroger sur les secrets
de l’art [13], et acheta deux gravures de Lucas van Leyden pour un prix
prohibitif [212].
Ronde de nuit (La) Sermon de Saint Jean-Baptiste (Le) Renaud, personnage de la Jérusalem délivrée du Tasse 116, 138. – Chevalier français, il entra dans la forêt enchantée [138] où il fut ensorcelé par la belle et tendre Armide [116] tandis que les chrétiens se font massacrer sous les murs de Jérusalem par les armées de Soliman. Il échappe à Armide et reprend la tête des soldats, puis aide les croisés à la prise de la Ville Sainte. Son nom reste synonyme de guerrier invincible auquel rien ne résiste quand il n’est pas soumis au pouvoir de l’amour et de la volupté. Renaud, personnage du Roland furieux de l’Arioste 131. – Il est un temps emprisonné dans le château d’un chevalier mécréant [131]. Reni (Guido), peintre, décorateur et dessinateur italien (1575-1642) 207. – Il étudia auprès du maniériste flamand Calvaert puis à l’académie des Carrache. Séjournant à Rome de 1600 à 1603, il subit l’attraction du Caravage puis s’engagea dans une voie plus personnelle tout en se référant davantage aux œuvres du Corrège, à l’antique, et surtout à Raphaël. Protégé par le pape Paul V et le cardinal Scipion Borghèse, il travailla notamment aux fresques de la chapelle du Palais Quirinal et à Sainte-Marie-Majeure. De 1613 à 1614, il peignit la célèbre fresque de l’Aurore au casino Rospigliosi [207] puis se fixa à Bologne. SvH cite quatre belles figures qu’il aurait vues à Rome [207]. Renkum, ville néerlandaise 201. – Traversée par SvH [201]. Renommée Restitution des ruines des antiquités de l’intelligence Rhamnusie, divinité mythologique 101. – Assimilée à Némésis [101]. Rhéa, une des Titanides, mère des dieux olympiens 100. – De son union avec son frère Saturne naissent les Olympiens de la première génération. Est assimilée à Bérécynte [100]. Rhékos, sculpteur grec 51. – Père des sculpteurs Téléclès et Théodoros [51]. Rhenen, ville néerlandaise 201. – Traversée par SvH [201]. Rhin, fleuve européen 96, 201, 202, 280. – Le Tasse décrit les Bataves, nés dans le sel de la Meuse et du Rhin [96]. Traversé par SvH lors de son voyage vers Vienne [201-202]. SvH loue les pieds des figures du R. [280]. Rhodes, île grecque de la mer Egée 79, 318, 321, 331, 356, 360. – Pays natal de Protogène [318, 331, 356, 360] qui resta dans sa ville malgré son siège [321], célèbre pour son Colosse [79]. Ribera (José de), peintre espagnol (1591-1652) 196. – Après deux voyages à Rome (1613 et 1616) où il fut marqué par les œuvres du Caravage, il devint une figure importante de la peinture napolitaine, privilégiant les gammes chromatiques resserrées et sombres et les compositions complexes. Une de ses peintures, le Grand Exécuteur, inspira une planche de manière noire de Rupert du Palatinat [196]. Riedern, ville d’Allemagne 202. – Traversée par SvH [202]. Ripa (Cesare), emblématiste italien 5, 92, 97, 111, 223, 244. – Auteur d’une Iconologie (Iconologia), vaste ouvrage où sont réunis les principaux emblèmes et figures allégoriques utiles aux peintres [92, 97, 111, 223], il y lie notamment Vénus à la Muse Thalie [5] et fait de Melpomène la quatrième des Muses [244]. Robert d’Anjou, duc d’Anjou, comte de Provence et roi de Naples (v. 1278-1343) 89, 255. – Fils de Charles II d’Anjou le Boiteux, protecteur de Florence, il défendit Clément V contre l’empereur allemand Henri VII, puis Jean XXII, qu’il avait contribué à faire élire à la papauté, contre Louis de Bavière. Chef du parti guelfe en Italie, il se heurta à une coalition des seigneurs de Lombardie et ne put reconquérir la Sicile. Il réussit cependant à maintenir la prospérité de son royaume et il accueillit à sa cour Boccace, Pétrarque, et fut le protecteur de Giotto [89, 255]. Robert II, comte de Flandre (v. 1065-1111) 96. – Fils de Robert Ier le Frison, il participa à la première croisade, notamment au siège d’Antioche. Il a sans doute inspiré le Robert cité dans la Jérusalem délivrée du Tasse, commandant la troupe des Bataves [96]. Rodolphe II, empereur germanique, roi de Hongrie et de Bohème (1552-1612) 356. – Fils de Maximilien II, installant sa capitale à Prague, il protégea la Contre-Réforme catholique, mais assura aussi aux protestants de Bohème la liberté de culte. Plus attiré par les arts et les sciences que par la politique (il protégea Tycho Brahé, Képler et aussi Spranger [356]), il fut supplanté par son frère Mathias II. Roger, personnage historique et littéraire 131. – Sarrasin, son amour avec Bradamante et sa conversion, origine de la famille d’Este, constitue l’une des trames du Roland furieux de l’Arioste. Il fut un temps emprisonné dans le château des Atlantes [131]. Romain (Jules), peintre et architecte italien
(1499-1546) 22, 225, 256, 274, 291, 353. – Disciple favori de Raphaël
[291], maître du Primatice [22], il travailla aux loges du Vatican d’après
les cartons de son maître [256], puis s’installa auprès de Frédéric de
Gonzague, à Mantoue [353]. Son chef-d’œuvre, qui devait marquer l’architecture
italienne contemporaine, fut le Palazzo del Te (1524 – 1530) [274]. Il est
toutefois critiqué par SvH pour la faiblesse de ses coloris [225].
Gigantomachie (La) Rome, une des grandes puissances de l’Antiquité,
ville d’Italie, dans le Latium V, 3, 13, 14, 17, 19, 36, 39, 43, 51, 53,
75, 82, 83, 84, 85, 89, 94, 95, 102, 105, 120, 121, 122, 127, 128, 130, 131,
132, 133, 134, 142, 143, 145, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 155, 156,
157, 162, 169, 171, 176, 184, 188, 189, 193, 194, 204, 206, 207, 208, 216,
220, 229, 246, 248, 249, 250, 251, 252, 255, 256, 290, 291, 302, 308, 311,
316, 321, 323, 326, 327, 331, 332, 334, 336, 350, 356. – Symbole de l’art
et de la richesse [131, 134, 216], ville d’activité de Raphaël, de Jules
Romain et de Michel-Ange [176, 194, 256, 302, 356]. Les R. avaient une loi
sur l’enseignement et les jeux des enfants [13], consacraient leur flotte
maritime [85], faisaient porter les offrandes par des hommes [94], aimaient
labourer les champs lorsqu’ils descendaients de paysans [142], n’avaient
pas le droit de marcher dans la rue sans avoir quelques signes
caractéristiques d’identité [143, 327], furent critiqués par Sénèque
pour leurs modes efféminées [145], ne portaient pas de barbe [146] ou de
chapeau [147]. Description de la vergette r. des prêtres [148], des
accessoires de beauté des R. [149], des vêtements romains [150-152], de
leurs armées [155-156, 188-189], de leurs armes [156-157], de leurs tables
[162]. Sertorius défia l’Empire r. [19]. Numa Pompilius fut le deuxième
roi r. [246]. César fut le premier empereur r. [102] et préférait être
le premier dans une petite ville que le deuxième à Rome [169]. Lentulus
était sénateur r. [105] et Marius général r. [171]. R. fut le théâtre
des triomphes impériaux [82-84]. Marcellus apporta à R. de nombreuses
œuvres d’art grecques [248]. Grégoire de Nazianze critiqua R. pour avoir
enfanté et nourri Julien l’Apostat [43]. R. vit de nombreux cas étranges
de sosies et de jumeaux [39]. Théodose eut un accord avec les R. [250].
Justinien III envoya un cadeau au pape de R. [251]. Le pape Grégoire III
fit construire de nombreux édifices à R. [252]. Un moine né à R. fit des
peintures pour un palais de Bulgarie [350]. Chez les peintres r., l’érudition
était recherchée [89]. Pendant l’Antiquité, le jaune de R. était
apprécié [220]. On vit à R. une œuvre de Parrhasios [184] et d’Aristide
de Thèbes [331]. Alors qu’Attila envahit l’Italie, un peintre milanais
avait représenté l’empereur r. assis sur un trône [323]. Giotto fut
bien accueilli à Rome [255], mais Van Dyck le fut mal [311]. Un peintre r.
critiqua le Jugement dernier de Michel-Ange [95]. Le Parmesan y reste et
peignit malgré le sac de R. [321]. Morto da Feltre s’intéressa aux
grotesque dans les ruines r. [336]. Théâtre de l’institution de l’Académie
de France [3]. SvH est allé à R. [17, 204, 206], comme Rubens [193], et
beaucoup d’autres peintres néerlandais qui y fondé une guilde [207-208],
notamment pour y contempler les statues [51]. SvH conseille de glisser dans
une nature morte un lézard r. [75]. Sujet d’un ouvrage de Joachim Oudaan
[134]
Collines
Temples
Eglises
Palais
Monuments
Vatican
Romulus, fondateur et roi légendaire de Rome, descendant d’Enée, fils de Mars et de Rhéa Silvia 161. – Descendant d’Enée, fils de Mars et de Rhéa Silvia, il est jeté dans le Tibre avec son frère jumeau Remus. Recueillis par une louve qui les allaite et élevés par le berger Faustulus, les deux frères rétablissent sur le trône d’Albe leur grand-père Numitor et décident de fonder une ville sur le Palatin. Désigné comme roi par le sort, R. trace à la charrue le sillon qui marque la future enceinte, et Rome est ainsi fondée. Par dérision, Rémus franchit le sillon et son frère le tue. R. ouvre alors un lieu d’asile à tous les sans-abri du Latium entre les deux sommets du Capitole et fait enlever les Sabines pour procurer des femmes à ses compagnons. Il disparaît au cours d’un orage (v. 715 av. J. –C.). Description de sa baguette [161]. Ronde de nuit Roscius, acteur de théâtre romain (Ier s. av. J. –C.) 294. – Polémiquant contre Cicéron, il considérait que les mouvements et les gestes du comédien formaient une sorte de langag muet [294]. Rosso, peintre et décorateur italien (1494-1540)
53, 72, 91, 148, 163, 238, 256. – Formé dans divers ateliers florentins,
il manifesta dès ses premières toiles une opposition aux finesses
colorées pour leur substituer des coloris stridents animant de grands
drapés, qualifiées d’" étranges " par SvH [148]. Il
eut la réputation, à l’instar de Michel-Ange, d’avoir fait des
dissections sur des cadavres [53]. Il fut invité par François Ier
en France, où il eut à élaborer son œuvre majeure en décorant la
galerie reliant l’ancien et le nouveau château de Fontainebleau [256].
SvH dit qu’il fut apprécié par Junius [72]. SvH loue les mobiliers qu’il
conçut [163] ainsi que l’adresse et la vivacité de ce peintre [238].
Portrait de Marie avec Adam, Eve, Apollon et Diane Rotharia, reine lombarde (VIIe s.) 145. – Elle eut ses cheveux coupés en guise de punition [145]. Rotterdam, ville néerlandaise 1, 322. – Lieu de publication de l’Inleyding [1]. Le poète Bruno s’y trouva un temps [322]. |
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