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Philander (Guillelmus Castillionius), auteur d’expression latine (1505-1565) 222. – Auteur d’un commentaire de Vitruve publié à Strasbourg en 1550, et où il croit savoir que le sil d’Attique ou la pourpre d’Athènes était également pourpre [222]. Philémon, personnage mythologique 186. – Personnage avec Baucis d’une légende rapportée par Ovide. Paysans très âgés et pauvres de Phrygie, ils reçoivent dans leur petite maison [186] un soir Jupiter et Mercure qui, transformés en voyageurs, trouvent toutes les portes du village fermées. Indignés, les dieux envoient un déluge et tout le village est englouti sous les eaux, sauf la chaumière des deux vieillards qui se transforme en temple. Exauçant leur prière, les dieux accordent à leurs hôtes de n’être jamais séparés et, après leur mort, les transforment en deux arbres. Philémon, poète comique grec (v. 361-v. 262 av. J. –C.) 347. – Contemporain et rival de Ménandre, il a inspiré Plaute. Il ne nous reste que des fragments de son œuvre. Il est mis sur le même pied d’égalité avec Anacréon et Archiloque par Plutarque [347]. Philésius, divinité antique 185. – Ses statues furent interdites par Hadrien pour leurs dimensions [185]. Philippe II, roi d’Espagne (1527-1598) 221, 341, 353. – Fils de Charles Quint et d’Isabelle de Portugal, il fut élevé en Castille. A l’abdication de Charles Quint, qui l’avait très tôt associé au pouvoir, il hérita de la couronne d’Espagne et reprit la politique de son père, mais d’une façon beaucoup plus systématique et plus étroite. Le but essentiel de Philippe II était d’assurer le triomphe du catholicisme dans ses Etats et à l’extérieur, mais la lutte contre la Réforme aux Pays-Bas, commencée dès 1559, aboutit, malgré l’extrême sévérité de la répression, à la perte d’une partie de ces provinces. Les principaux succès de son règne furent la victoire de Lépante sur les Turcs et l’annexion du Portugal. P. s’émerveilla d’œuvres indiennes [341] et commanda des œuvres au Titien [221, 353]. Philippe II, roi de Macédoine (v. 382-336 av. J. –C.) 172, 347, 348, 350. – Troisième fils d’Amyntas III, père d’Alexandre [348, 350], envoyé à Thèbes comme otage, il y fit son éducation hellénique et s’inspira des innovations militaires d’Epaminondas. Assisté par ses lieutenants Antipatros et Parménion, il organisa la phalange macédonienne, raffermit son autorité et mit en œuvre de grands projets [172]. Disposant de grands moyens financiers et renforcé par l’alliance de l’Epire après son mariage avec Olympias, il entreprit de dominer toute la Grèce. Ayant imposé à Athènes la paix de Philocrate, il intervint en Grèce centrale et dévasta la Phocide dont il prit la place au conseil des amphictyons. Philippe fit décider la guerre des Grecs unis contre Darios III, mais il périt assassiné, peut-être à l’instigation d’Olympias, son épouse, délaissée pour Cléopâtre. Ses projets furent réalisés par son fils Alexandre le Grand dont il critiquait dans sa jeunesse le goût pour les arts [347]. Philippique Bardane, empereur byzantin (reg. 711-713) 251. – Général arménien, il détrôna Justinien II, mettant fin à la dynastie des Héraclides. Il soutint le monothéisme et l’iconoclasme [251] et ne put empêcher les Bulgares et les Arabes de ravager l’empire. Il fut renversé par une sédition et eut les yeux crevés. Philiskos de Corcyre, poète antique (IIIe s. av. J. –C.) 112. – Il est l’un des sept poètes tragiques de la Pléiade. Il vécut surtout à Alexandrie et participa en 284 av. J. –C. à la grande pompé de Ptolémée Philadelphe. Sujet d’une peinture de Protogène [112]. Philiskos Philistins, peuple de l’Antiquité 98, 247. – Honoraient le dieu Dagon [98, 247] dont ils avaient des sculptures. Philocharès, peintre grec (n. v. 400 av. J. –C.) 41. – Frère aîné d’Eschine, il se distingua au gymnase et par les armes. Démosthène prétend qu’il peignait des coffrets et des tambourins. Il peignit deux personnages dont tous les spectateurs comprirent qu’il s’agissait d’un père et d’un fils [41]. Philoclès, peintre d’origine égyptienne (act. VIIe s. av. J. –C.) 333. – Peut-être originaire de Naucratis, il fut l’inventeur de la linearis pictura [333], et on lui attribue une influence sur la mode des sarcophages peints. Philogine (Il) Philopœmen, stratège et homme politique (v. 252-183 av. J. –C.) 156. – Préparé à l’ascèse à une vie austère et active, il se distingua très vite par ses vertus civiques et ses qualités militaires. Elu huit fois stratège de la Ligue achéenne à partir de 208 av. J. –C., il réorganisa son armée [156] et lutta pour réaliser une unité hellénique contre la menace romaine et la domination macédonienne. Il battit les Etoliens et obligea Sparte à entrer dans la Ligue, puis, après une tentative séparatiste de cette cité, il en fit raser les murailles et déporter les habitants. Lors d’une expédition contre Messène, détachée de la Ligue, il fut battu, fait prisonnier et condamné à boire la ciguë. Philostrate, écrivain grec (IIIe siècle) 25, 101, 167, 290, 296, 307, 308. – Auteur quasi mythique des Images et de la Vie d’Apollonios de Tyane. Dit que le dessin est une sorte de peinture sans couleurs [25], qu’Ulysse était reconnaissable à son visage dur et vif [101]. Donne également des conseils quant à la composition d’un tableau mettant en scène des chevaux [167]. Remarque les différences de couleur et de teinte des poissons dans la mer [307]. Loue la statue d’Hector de Troie [290] et la Vénus d’Apelle [308]. Philoxène d’Erétrie, peintre grec 240. – Pline dit de lui qu’il a voulu trouver une manière rapide de peindre [240]. Phlégon, animal mythologique 98. – Un des quatre chevaux d’Apollon [98]. Phlionte, ville du Péloponnèse 246. – Timon le Sillographe était originaire de P. [246]. Phocide, région de l’ancienne Grèce limité par le golfe de Corinthe, la Béotie, l’Etolie et la Locride 161. – Pythie s’asseyait sur un trépied p. pour donner ses oracles [161]. Phormion, général antique (IIIe siècle av. J. –C.) 3. – Il se ridiculisa devant Hannibal par son ignorance déguisée en érudition [3]. Photios (saint), théologien byzantin (v. 820-895) 10. – Michel III le fit nommer patriarche de Constantinople en 858, mais le pape Nicolas Ier l’excommunia et le déposa. P. riposta en faisant excommunier le pape par un concile réuni à Constantinople en 867. Déposé en faveur d’Ignace à l’avènement de l’empereur Basile Ier, il fut condamné par le IVe concile œcuménique de Constantinople. A la mort d’Ignace, il fut réhabilité et garda de bonnes relations avec Rome. Il organisa la mission de Cyrille et de Méthode auprès des Slaves. Auteur de la Bibliothèque où il narre l’histoire d’Hérodote et de Thucydide [10]. Photios, patricien byzantin 253. – Aida Paul de Latran à faire une copie du mandylion du Christ [253]. Photis, personnage féminin de l’Âne d’or d’Apulée 145. – Apulée loue ses beaux cheveux [145]. Phraate II, roi parthe (v. 131 av. J. –C.) 155. – Fils de Mithridate I, il s’opposa à Antiochos Sidetes [155]. Phrygie, région d’Asie Mineure occupant la partie occidentale du plateau anatolien, 81, 82, 154, 340. – Leur équipement militaire [154]. Les P. furent les inventeurs de la peinture de couture [340]. Apulée mit en scène Pâris comme un berger p. [81-82]. Phryné, courtisane grecque (IVe s. av. J. –C.) 110, 289. – Joueuse de flûte originaire de Thespies, elle fut l’hétaïre la plus riche et la plus célèbre d’Athènes. Maîtresse de Praxitèle, elle lui aurait servi de modèle pour ses statues de Vénus [110] et également pour Apelle [289]. Selon la tradition, P., accusée d’impiété, fut acquittée par le tribunal des héliastes désarmés par sa beauté quand son défenseur Hypéride, à bout d’arguments, dévoila le corps de sa cliente. Phyllis, personnage littéraire 136. – Servante du berger Thyrsis, cité dans la VIIe des Bucoliques de Virgile [136]. Piérides, surnom poétique des Muses 323. – Elles sont, comme les Muses, associées à l’inspiration [323]. Piero della Francesca, peintre italien (1416-1492) 258, 259. – Travailla notamment dans cette ville mais aussi à Borgo San Sepolcro, Ferrare, Rimini, Arezzo et Urbino. Son art représente la synthèse la plus aboutie des recherches florentines sur l’espace et la perspective, mais aussi de la science de la couleur et du paysage apprise des Siennois, des peintres Domenico Veneziano, Masaccio, Mantegna et de l’école flamande. SvH en loue les nuits et les ombres [258-259]. Pierre (saint), principal des douze apôtres, fils de Jonas ou de Jean 94, 106, 113, 114, 125, 227, 250, 332. – Pêcheur sur le lac de Tibériade, il est avec son frère André le premier à suivre Jésus et montra son courage et sa foi [106]. Il lui demande qui allait le renier [94], assiste à la Transfiguration et aux principaux miracles, renie son Maître par trois fois lors de la Passion, voit le tombeau vide et, après la Résurrection, reçoit la charge de pasteur universel. Dans les Actes des Apôtres, il dirige le groupe des disciples ; lors de la Pentecôte il annonce aux juifs l’avènement du Royaume et la Résurrection du Christ. Arrêté deux fois et miraculeusement délivré, il convertit le centurion Corneille. Selon la tradition, il vint à Rome dont il aurait été le premier évêque (le premier pape) et il fut martyrisé sous Néron. Il serait enseveli sur le mont Vatican, au lieu où s’élève la basilique qui porte son nom. Une église lui était dédiée du temps de Benoît XI [332]. Personnage souvent associé à Paul et privilégié par les peintres [250]. Sujet d’une peinture d’Aert van Leyden [125], de Raphaël [227], de Jan SvH [113-114]. Pierres à aiguiser de la Raison Pilate (Ponce), procurateur romain 93, 153. – Préfet de Judée. Il est connu surtout par le rôle que lui assignent les Evangiles dans le procès de Jésus : après n’avoir pas trouvé de motif de condamnation [93], il l’abandonne aux juifs qui veulent sa mort en se lavant symboliquement les mains. Des traditions édifiantes veulent qu’il ait été puni par Tibère et exilé, ou exécuté ; ou bien qu’il se soit converti et soit mort martyr. Agrippa déclare l’avoir lu [153]. Pilier de cuivre de Constantinople Pireicos, peintre grec 74, 77, 87, 95. – Etait spécialisé dans les petits sujets [74], notamment les natures mortes [77], les scènes de genre [95] et les peintures d’animaux [87]. Piroïs, animal mythologique 98. – Un des quatre chevaux d’Apollon [98]. Pisanello (Antonio), peintre et médailleur italien (v. 1395-1455) 338. – Après des études à Vérone, il fut l’un selon SvH l’un des premiers peintres italiens à avoir verni ses œuvres avec des couleurs à l’œuf [338]. Pise, ville d’Italie, en Toscane 313, 347. –
Bandinelli y détruisit un carton de Michel-Ange [313].
Jupiter Pissesem, ville allemande 202. – Traversée par SvH [202]. Pithoclidès, musicien grec 347. – Aurait été l’un des maîtres de musique de Périclès [347]. Planos, courtisan sous Ptolémée Ier Sôter 46. – Il se serait moqué d’Apelle qui se vengea de lui en le dessinant [46]. Platon, philosophe grec (427-348 av. J. –C.) 9, 18, 21, 107, 200. – D’origine aristocratique, il reçut l’éducation complète des jeunes gens riches de son temps. Il fut l’élève de Cratyle avant de rencontrer Socrate dont il suivit l’enseignement de 408 à 399 av. J. –C. Il créa une académie athénienne où il enseigna tout en rédigeant et en publiant ses dialogues. P. mourut octogénaire, sans s’être marié, léguant sa fortune à Speusippe. Modèle, avec Aristote, du philosophe antique au XVIIe siècle [18], maître d’Aristote (que SvH semble confondre avec P. lui-même [107]) et de Xénocrate [21], il est notamment l’auteur de Protagoras [9]. Sa description physique [107]. Dit que celui ne se plaît pas à lui-même frappe vainement à la porte des poètes [200]. Plaute, poète comique latin 39. – Biographiquement peu connu, il a laissé vingt comédies où l’assimilation du répertoire grec (Ménandre, Philémon, Diphile) se mêle la satyre sociale et la caractérisation pittoresque des personnages. SvH cite les Ménechmes [39]. Pline l’Ancien, naturaliste romain (23-79) 30, 45, 62, 78, 88, 150, 162, 185, 220, 240, 248, 320, 327, 328, 331, 332, 333, 334, 335, 337, 340, 344, 355, 360. – Officier de cavalerie en Germanie et procurateur de l’Espagne sous Vespasien, il était amiral de la flotte de Misène lorsque se produisit l’éruption du Vésuve, où il se rendit tant pour observer le phénomène que pour porter secours aux habitants, et où il trouva la mort. Auteur de nombreux traités (grammaire, art), il est surtout connu par son Histoire naturelle, vaste encyclopédie des connaissances de son temps. Il y fait notamment l’inventaire des différents types de papier [30]. Dit qu’il est rare que les peintres ne gâtent pas la beauté parfaite de leurs figures [45]. Selon P., les enfants de trois ans mesurent la moitié de leur future taille [62]. Pour lui, les peintures valent autant pour leur art que pour leur valeur commémorative [78]. Les inventions profondes et les réflexions secrètes y sont appréciées [88]. Il décrit Attale et ses goûts luxueux [150], les étranges petits pains de l’Antiquité [162], les trompe-l’œil du jardin de Lépide [328]. Il rapporte les louanges de la peinture par Messala [327], les œuvres conservées dans le palais de César avant son incendie [332] et le goût des grands de ce monde pour l’art et la peinture [355]. P. cite et loue les œuvres de Timanthe [185], d’Aristide de Thèbes [331], de Sosus [334-335], de Lysistrate [337], parle de l’usage des couleurs chez Apelle, Echion, Mélanthios et Nicomaque [220] et pour les vêtements égyptiens [340], du peintre de paysages Ludius [248], des œuvres antiques inachevées [320, 360], critique les raccourcis de Philoxène d’Erétrie [240]. P. témoigne que ceux qui comprennent l’art en sont émerveillés [333]. Raconte qu’en brisant une grosse pierre dans un puits à Paros, on trouva une tête de Silène [344]. Pline le Jeune, écrivain latin (61-v. 114) 188, 305. – Neveu et fils adoptif de Pline l’Ancien. Avocat vite célèbre, consul en 100 et légat de l’empereur en Bithynie, il fut considéré par ses contemporains comme un orateur de premier plan. Dans ses Lettres, P. dit notamment qu’il ne faut pas apparaître à plus de cinq dans un banquet, bien que d’autres aient préféré le nombre de douze, additionnant les Grâces et les Muses [188], et loue les effets de lumière et d’ombre dans les œuvres [305]. Plutarque, biographe et moraliste grec (v. 46/49-v. 125) 12, 21, 35, 44, 46, 77, 83, 103, 128, 143, 144, 163, 167, 184, 185, 188, 226, 231, 236, 237, 239, 240, 246, 280, 282, 293, 301, 304, 310, 315, 324, 329, 343, 346, 347, 348, 358. – Il étudia la rhétorique et les mathématiques à Athènes, voyagea à Rome et en Egypte, fut élu archonte de sa ville natale et nommé prêtre d’Apollon à Delphes. Il est l’auteur de Vies parallèles [21, 44, 83, 143, 144, 163, 188, 246, 324, 329] et d’Œuvres morales. Témoigne du manque de vivacité de Caton le Jeune mais de son exceptionnelle mémoire [12]. Dit de Sarpédon qu’il préférait expliquer qu’être violent [21]. Défend la nécessité de la précocité et de la régularité de l’enseignement [35, 280], l’idée des portraits sans défauts [44] mais avoue qu’une belle laideur peut être agréable à voir [77] et loue la puissance de la couleur [226, 231, 304]. Critique les Romains sans goût pour la beauté [184], les amateurs prétentieux [239, 315], les trompeurs [246], les cités haïes par les poètes [324], les disproportions en art [185, 293], et critique même l’art par rapport à la morale [347-348, 358]. Compare respectivement les peintures de Nicomaque et Dionysios avec les écrits d’Homère et d’Antimaque [236-237]. Description de Pompée [103], de Démétrios [282], du triomphe de Paul-Emile [83], du temple édifié par Domitien [128], de l’usage des scytales [143] et des chaises à porteurs spartiates [163], de la coupe de cheveux théséide [144]. Cite une œuvre de Pauson [167] et l’Alexandre d’Apelle qu’il critique [301]. Une œuvre doit être d’abord grossière et c’est ensuite que les détails se posent [240]. Paul-Emile apportait de l’attention autant à ses tactiques militaires qu’à la manière d’accueillir ses hôtes [188]. Agésilas interdit explicitement qu’on le figurât après sa mort [310]. Selon lui, les marques corporelles disparaissent pendant l’enfance et réapparaissent à l’adolescence [343]. Pluton, dieu grec des Enfers 98, 182, 185, 207, 209, 260. – Dieu du Monde Souterrain, entouré par le Styx, fleuve des Enfers [185]. Son casque, don des Cyclopes, le rendait invisible [98]. Ayant enlevé Proserpine, la fille de Cérès, il n’en eut pas de progéniture [209]. Sa description [98]. Ne portait pas Mars en son cœur [182]. Les Cyclopes forgeaient des ténèbres pour lui et son royaume [260]. Sujet d’une œuvre du Bernin [207]. Polémon, peintre d’origine alexandrine (act. IIe s. av. J. –C.) 350. – Une de ses œuvres provoqua la conversion morale d’une jeune fille [350]. Pollux, un des Dioscures 82, 320. – Fils de Tyndare et de Léda, frère jumeau de Castor [82] et né d’un œuf commun [320], frère d’Hélène et de Clytemnestre. Ses exploits, en compagnie de son frère, leurs existences inséparables sont attestées non seulement par les récits de leurs aventures, mais aussi par les œuvres d’art qui les représentent la main dans la main et souvent leurs deux profils superposés sur une même médaille. Pologne, pays d’Europe centrale 151. – Lucain a sans doute confondu des Russes ou des P. avec des Allemands [151]. Polos, acteur grec 109. – Il acquit sa réputation grâce à son interprétation d’Electre au théâtre d’Athènes [109]. Polyclète, sculpteur grec (Ve s. av.
J. –C.) 21, 50, 63, 74, 216, 219, 240, 289, 310, 347, 348. – Sorti de l’école
d’Argos, sa patrie adoptive, il fut le plus célèbre bronzier de ce
centre artistique. Il travailla aussi à Athènes en même temps que Myron
et Phidias [74, 219]. Traduisant dans la plastique le courant rationnel et
peut-être même les recherches mathématiques des pythagoriciens. P. est le
sculpteur de l’harmonie du corps humain dont il codifia les proportions
dans son fameux canon basé sur le nombre et le module [50, 63, 289]. Il eut
le privilège d’avoir le droit de représenter Alexandre [21]. Il
considérait que le détail était la chose la plus difficile en art [240].
Il finit sa vie dans la pauvreté [310].
Doryphore (Le) Junon d’Argos Polydamas, guerrier et lutteur mythique 70, 78. – Il fut réputé pour sa force herculéenne [70] et comme l’homme le plus fort de son temps [78]. Polydamas, sculpture de Lysippe 78. – Cette sculpture fut exécutée de mémoire [78]. Polydore de Caravage, peintre italien (ap. 1490-1543) 1, 10, 137, 163, 238, 306. – Après avoir été maçon [1, 10], il fut l’assistant de Giovanni da Udine aux Loges du Vatican (selon Vasari), puis exécuta en collaboration avec Francesco Maturino, peintre florentin, de nombreuses fresques à Rome. Il fut réputé pour son habileté à suggérer le mouvement dans ses compositions [238], son utilisation de thèmes décoratifs antiques dans ses paysages [137], ses lumières et ses ombres [306]. SvH loue les mobiliers qu’il conçut [163]. Polygnote de Thasos, peintre grec (v. 500-v. 440 av. J. –C.) 74, 247, 264, 308, 354. – Il travailla surtout à Athènes, sa patrie adoptive, où il décora notamment la Stoa Poikilé, à Delphes et à Platées. Il fut le favori d’Helpinicé (la sœur de Cimon) [354]. Les thèmes de ses vastes peintures murales étaient tirés de la tradition légendaire. Sa principale innovation consistait dans la distinction des plans superposés par la répartition des figures sur un terrain conventionnellement accidenté. Il remplaçait ainsi l’alignement en frise, introduisant en quelque sorte une notion de perspective et de paysage. Brisant la rigidité archaïque, il arrêtait sur les physionomies l’expression psychologique et le caractère moral des personnages [247, 308]. Il recherchait la grâce dans ses compositions [74] mais n’utilisait pas d’ombres et de modelé [264]. Polymnie, Muse de l’hymne, du pantomime et de la poésie lyrique II, XIV, 5, 36, 37, 38, 69, 113, 144, 153, 182, 212, 361. – On lui attribue aussi l’invention de l’harmonie, de l’orchestique et parfois de la géométrie. Elle guide les premiers pas du peintre [II], régit la mémoire [5] et enseigne la belle forme du corps humain [XIV, 36, 37, 38, 69, 144, 182, 212, 361]. Elle aborde aussi la question de la physiognomonie [113]. Titre d’un des livres de l’Enquête d’Hérodote [153]. Polyphème, cyclope 261. – Cyclope qui dans l’Odyssée d’Homère, retint prisonniers Ulysse et ses compagnons. Pour se libérer, Ulysse l’enivra et creva son œil unique. Il est, dans une idylle de Théocrite, l’amoureux de la Néréide Galatée. Celle-ci lui préfère le jeune berger Acis et P. se venge en écrasant son rival sous un énorme rocher [261]. Pomone, nymphe 100, 182. – Protectrice des fruits [100], amie de Flore [182], les poètes lui attribuent de nombreuses aventures avec Silvain, Picus et Vertumne, dont elle est la femme chez Ovide. Le retour des saisons et de la maturation des fruits serait l’image de leur éternelle fidélité. Pompée, général et homme politique romain (106-48 av. J. –C.) 39, 78, 102, 133, 157, 326, 327. – Lieutenant de Sylla, il battit les partisans de Marius en Sicile et en Afrique. Sans grandes qualités militaires, il eut la chance d’être servi à plusieurs reprises par les circonstances : il vainquit Lépide, pacifia l’Espagne grâce à l’assassinat de Sertorius par Perpenna et mit fin à la révolte de Spartacus déjà vaincu par Crassus. Il vainquit Mithridate déjà affaibli par Lucullus, soumit Tigrane d’Arménie et triompha [326-327]. Il pensait que ses mérites exceptionnels le désignaient comme le maître de Rome encore troublée par la conjuration de Catilina. Il forma le premier triumvirat avec Crassus et César et, avec son renouvellement, reçut l’Afrique, l’Espagne et Rome. Après le déclenchement de la guerre civile entre P. et César, celui-ci franchit le Rubicon ; P. s’enfuit en Grèce, se mesura à C. devant Dyrrachium et fit retraite vers la Thessalie. Vaincu à Pharsale, il tenta de se réfugier en Egypte où il fut assassiné par les hommes de Ptolémée XIII. Sa description physique [102]. Sur son épée, on pouvait voir la figure d’un lion [157]. De son temps, un Biblius et un Publicius furent ses sosies parfaits [39]. Il fit installer des statues d’hommes célèbres dans les théâtres [78]. Un pilier de Constantinople lui fut dédié [133]. Pont du Bosphore Pontius Paulinus, évêque byzantin de Nolan 251. – Chaque année, il consacrait une journée festive à décorer du temple de sa ville [251]. Pontormo (Jacopo), peintre italien (1494-1556) 180, 242. – Elève d’Andrea del Sarto, il se brouilla avec son maître et entra en rivalité avec lui. Son tempérament inquiet et sa persévérance quasi pathologique [180] (selon la légende colportée par Vasari) l’aurait poussé vers un art plus sinueux et recherché, privilégiant les compositions décentrées, les formes onduleuses et les tons froids. Il serait mort de tristesse d’avoir dépassé dans son art [242]. Poppée, dame romaine célèbre pour sa beauté et ses mœurs dissolues 168. – Femme de Rufus Crispinus puis d’Othon, elle devint la maîtresse puis la femme de Néron. Elle contribua à la mort d’Agrippine et fut elle-même tuée par Néron d’un coup de pied dans le ventre alors qu’elle était enceinte. Description de sa mule et de celle de Néron [168]. Porcellis (Jan), peintre hollandais (v. 1584/1587-1632) 238. – Installé à Rotterdam (1605), à Anvers (1615), Londres, Haarlem (1622-1623), Amsterdam (1624-1626), Voorburg (1626), La Haye (1630) et Zoeterwoude (1630), Jan Porcellis se spécialisa dans les marines et les peintures de tempêtes en mettant en avant les contrastes lumineux et les compositions dissymétriques [238]. Pordenone (Giovanni), peintre italien (1484-1539) 72, 74, 228, 238, 256. – Formé dans le Frioul, il subit l’influence de Giorgione, avant de séjourner à Rome. Il décora la chapelle Malchiostro à Trévise, peignit la Passion à la cathédrale de Crémone, décora le chœur de San Rocco et le cloître de San Stefano à Venise – où il serait entré en concurrence avec le Titien dans le domaine du coloris [74, 228, 256]. Ce peintre aurait été apprécié par Franciscus Junius [72]. SvH apprécie sa vivacité [238]. Portes du baptistère Saint-Jean de Florence Portrait allégorique de Charles Quint Portrait d’Apollodore Portrait de Charles Ier en trois positions Portrait de Charles Ier Portrait de Charles Quint Portrait de Marie Portrait de Planos Portugal, pays du Sud-Ouest de l’Europe 357. – Laurent Vasque fut envoyé par eux au roi de Bornéo [357]. Posidonios, philosophe grec de l’école stoïcienne (act. 135 av. J. –C.) 346. – Il fonda une école à Rhodes, et voyagea à Rome, en Afrique du Nord, en Espagne, en Gaule. Comptant parmi ses auditeurs Pompée et Cicéron, il fut un de ceux par qui le stoïcisme se latinisa. En suivant sa classification des arts libéraux, Sénèque place la peinture du côté des arts ludiques et puérils [346]. Povey (Thomas), notable londonien (m. 1685) 188. – Patron de Samuel SvH (selon le témoignage de Samuel Pepys), il invita ce peintre à un dîner où il montra, selon les dires du hollandais, tout son talent de composition [188]. |
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