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(Index
précédent)
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Hébé, déesse
gréco-romaine, fille de Zeus et d’Héra 23, 100. – Personnifie la
Jeunesse [23]. C’est elle qui servait le nectar aux dieu avant l’enlèvement
de Ganymède et qui aidait aux travaux domestiques. Elle épousa Héraclès
après l’apothéose de celui-ci. On lui attribue des fleurs [100].
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Hécamède, personnage littéraire 162. –
Servante de Nestor citée au XIe livre de l’Iliade d’Homère,
H. " aux belles tresses " prépara un banquet pour les
héros grecs [162].
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Hector, héros mythique 102, 290. – Le plus
vaillant des défenseurs de Troie, fils de Priam et d’Hécube, frère de
Pâris [102], époux d’Andromaque qui lui donna Astyanax. Protégé par
Arès, il livre des combats victorieux contre les Grecs et tue, parmi d’autres
héros, Patrocle. Il est tué à son tour par Achille. Sujet d’une
sculpture antique [290].
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Hector , sculpture antique 290. – Elle fut
érigée à Troie [290].
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Heem (Jan Davidsz. de), peintre hollandais
(1606-v. 1684) 87, 186. – Ayant sans doute fait ses premières armes de
peintre avec son père, David de Heem et Balthasar van der Ast, tous deux
peintres de natures mortes. En 1625, il s’installe à Leyde, puis
déménage à Anvers en 1636 où il achève sa carrière. Ses vanités
composées avec ingéniosité, souvent monumentales, permirent à De Heem de
devenir, comme en témoigne le traité de SvH, l’un des peintres de
natures mortes les plus appréciés de la Hollande du Siècle d’Or [87]
(Niet hoe veel, maar hoe
eel) 186
Van Heemskerck (Johan), écrivain et historien
néerlandais (1597-1656) 39-40, 66. – Auteur d’une Arcadie batave où
il accumule un grand nombre d’anecdote concernant les mythes et l’histoire
des Provinces-Unies [39-40, 66].
Van Heemskerck (Maerten), peintre hollandais
(1498-1574) 1, 9, 255. – Elève précoce de Jan van Scorel [255] après
avoir été, selon Van Mander, garçon vacher [1, 9], Van Heemskerck alla en
Italie en 1532 et revint à Haarlem en 1537. Comme son maître, il fut l’un
des peintres majeurs de la Renaissance (Vénus et Cupidon dans la forge
de Vulcain, 1536, Prague, Narodni) et, à l’instar de celui de
Goltzius et de Spranger, son œuvre gravé eut une profonde influence sur
les maîtres du XVIIe siècle.
Heere (Lucas de), peintre et poète flamand
(1534-1584) 339. – Fils du sculpteur Jan I de Heere et d’Anna Smyters
[339].
Hélène, héroïne mythologique 65, 78, 101, 290,
327. – Fille de Léda et sœur de Castor et Pollux. Epouse de Ménélas,
héroïne de l’Iliade d’Homère [78], elle fut enlevée par Pâris
[290], ce qui provoqua la guerre de Troie. Elle fut le symbole de la beauté
parfaite [65, 327]. Sujet d’une peinture de Zeuxis [65, 101].
Hélène , peinture de Zeuxis 78, 101. –
Œuvre louée pour son emportement poétique digne d’Homère [78]. Zeuxis
l’avait peinte comme s’il l’avait lui-même vue à Athènes [101].
Hélicon (mont), massif montagneux de Grèce 6,
12, 233. – Un des séjours favoris des Muses qui se réunissaient autour
de la fontaine Hippocrène [6, 12, 233] et dans le bois sacré où s’élevait
leur sanctuaire (Mouseion).
Héliodore, romancier grec (IIIe/IVe
s.) 228, 343. – Son œuvre, Les Ethiopiques ou Théagène et Chariclée
réunit tous les éléments traditionnels du roman grec : beauté
des héros [343], coup de foudre et séparation forcée, merveilleux,
opposition manichéenne, intrigue touffue, incroyables péripéties,
dénouement heureux. H. y décrit notamment l’Ethiopien Mérobée [228].
Héliogabale ou Élagabal, empereur romain
(204-222) 65, 150. – Prêtre du soleil (Baal) à Emèse (Syrie), il prit
le nom de son dieu El Gebal. Cousin de Caracalla, il fut proclamé empereur
à 14 ans par l’armée de Syrie, vainquit Macrin et, après de sanglantes
exécutions, se consacra à l’organisation et à la pratique de la
religion solaire. Son règne ne fut qu’une suite de désordres et de
dévoiements [65] où le pouvoir réel fut exercé par sa mère et sa
grand-mère Julia Moesa. Il adopta son cousin Alexandre puis chercha à s’en
débarrasser : les prétoriens le massacrèrent alors avec sa mère et
leurs corps furent jetés dans le Tibre. Il fut célèbre pour ses
vêtements luxueux [150].
Hellespont, ancien nom du détroit des Dardanelles
97, 153. – Fut traversé par les troupes d’Alexandre [97] et aurait pu
être rempli par l’armée de Xerxès, tant celle-ci était nombreuse
[153].
Helpinicé, sœur de Cimon 354. – Elle protégea
le peintre Polygnote de Thasos [354].
Van Helt Stockade (Nicolaes), peintre hollandais
(1614-1669) 257. – Actif à Nimègue mais aussi à Anvers, en France et en
Italie, il s’installe à Amsterdam en 1652 où il termine sa carrière. Il
y est un peintre apprécié, notamment par ses paysages, ses portraits et
ses portraits collectifs (Portrait de l’artiste et de sa famille,
Varsovie [Muzeum Narodowe]). Il est cité par SvH parmi les peintres
néerlandais importants du XVIIe siècle [257].
Henri Ier, roi de Germanie (v. 875-936)
254. – Duc de Saxe (912), il succéda à Conrad Ier, fondant
ainsi la dynastie saxonne [254]. Il rattacha la Lotharingie à l’Allemagne,
lutta contre les Slaves à l’est de l’Elbe et contint les Hongrois.
Henri IV, roi de France (1553-1610) 8, 330. –
Fils d’Antoine de Bourbon et de Jeanne d’Albret, reine de Navarre. Il
devint très tôt le chef du parti calviniste, sous la tutelle de Coligny. A
la suite du traité de Saint-Germain, il épousa Marguerite de Valois, sœur
de Charles IX, huit jours avant la Saint-Barthélémy à laquelle il n’échappa
qu’en abjurant (1572). La mort du duc d’Alençon, frère d’Henri III,
fit de lui l’héritier de la couronne de France, ce qui ranima les
passions religieuses. Son premier mariage annulé, le roi épousa Marie de
Médicis. Il fut un grand protecteur des arts [330]. Ses vies étaient
souvent agrémentées de ses portraits [8].
Henri VIII, roi d’Angleterre (1491-1547) 355.
– Sa politique extérieure tendit à maintenir l’équilibre entre
François Ier et Charles Quint. C’est en matière de politique
intérieure que ce règne a été le plus marquant, par la prospérité
économique, les débuts de l’expansion maritime et le schisme religieux.
Les ordres religieux furent dispersés et la rigueur à laquelle on
poursuivit les catholiques (exécution de Thomas More) provoqua des
réactions, comme le Pèlerinage de grâce, qui furent sévèrement
réprimés. H. fut un protecteur des arts, accueillant notamment Holbein
[355].
Héphestion, héros macédonien 144. – Ami d’Alexandre,
lorsqu’il mourut, l’empereur macédonien fit couper le crin de ses
chevaux et de ses ânes en signe de deuil [144].
Héraclite, philosophe grec (550-v. 480 av. J.
-C.) 108. – Misanthrope, il aurait vécu en solitaire. Il fut surnommé
" l’Obscur " en raison sans doute du caractère
énigmatique de sa pensée. Il a été le philosophe de l’éternel devenir
où les contraires s’opposent et s’unissent tour à tour et dont le
principe premier est le feu. Sa description physique [108].
Hercule, demi-dieu romain, assimilé à Héraklès
18, 22, 78, 99, 109, 136, 182, 187, 207, 221, 290, 329. – Héros porté
vers l’action [18, 187] et très populaire [329], sa légende correspond
à celle d’Héraclès. Il tua Linos son maître de musique parce qu’il
était trop autoritaire [22]. Expiant un meurtre commis au cours d’une
nouvelle crise de folie, il doit se rendre comme esclave chez la reine de
Lydie, Omphale, qui l’oblige à porter des robes de femmes et à filer la
laine à ses pieds [182]. La légende en fait l’inventeur de la pourpre
[221]. Virgile l’associe au peuplier [136]. Personnage des Grenouilles d’Aristophane
[99]. Sujet d’une sculpture antique dite Hercule Farnèse [207,
290], d’une peinture de Zeuxis [78] et de Nicéarque [109].
Hercule Farnèse , sculpture antique 207, 290.
– Louée par SvH [207, 290].
Hercule honteux , peinture de Nicéarque 109.
– Cette peinture était appréciée pour la représentation de la honte et
de la tristesse d’Hercule [109].
Hermione, ville d’Argalide, entre le golfe
Argolique et le golfe Saronique 222. – Célèbre pour sa pourpre [222].
Hermogène, philosophe hérétique (IIe
s.) 220. – Néoplatonicien, il fut vivement critiqué par Tertullien et
Origène. Dit qu’il est impossible une chose complexe si l’on ne
comprend pas les éléments simples qui la constituent [220].
Hermotime , ouvrage de Lucien de Samosate 51.
– Il y décrit saint Paul [51].
Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de
Pérée (4 av. J. –C.-39), 153. – Il répudia sa femme pour épouser
Hérodiade, femme de son demi-frère Hérode dit Philippe. Dans les
Evangiles, il emprisonne Jean-Baptiste qui lui a adressé des reproches et,
après la danse de " la fille d’Hérodiade ", le fait
décapiter. C’est devant lui que Pilate renvoie Jésus. Il fut déposé et
exilé par Caligula. Agrippa dit l’avoir lu [153].
Hérode Atticus, rhéteur latin (101-v. 177) 290.
– Il assuma des hautes charges dans l’éducation de Marc Aurèle. Grand
mécène [290], il consacra sa richesse à orner de monuments Athènes,
Delphes, Olympie, Corinthe et d’autres cités grecques. De son œuvre
oratoire, il ne nous reste qu’un discours.
Hérodote, historien grec (v. 484-v. 420 av. J.
–C.) VI, 4, 10, 31, 153, 329, 338. – Inspirateur selon certains de
Thucydide [10]. Dans l’intention d’écrire son Enquête, il
visita les cités, les grands sanctuaires et les champs de bataille de
Grèce et de Lydie, les colonies grecques de la mer Noire, l’Egypte,
Cyrène et la Grande Grèce. Ces histoires, écrites en dialecte ionien
alexandrin littéraire, sont divisées par les éditeurs alexandrins en 9
livres portant chacun le nom d’une Muse [4]. Son Enquête est une
référence pour l’Inleyding [VI]. Il y décrit notamment les
techniques de dessin des Egyptiens [31], leurs coutumes [329], les armes et
équipements guerriers des peuples [153] et les méthodes de coloration de
vêtement chez les Caucasiens [338].
Hésiode, poète grec (VIIIe s.-VIIe
s. av. J. –C.) 324. – Pasteur sur les pentes de l’Hélicon, il devint
poète par impulsion morale. Les Travaux et les Jours, contenant
quelques faits autobiographiques, sont destinés à son frère prodigue
Persès qui lui intenta un procès pour le spolier de sa part d’héritage.
D’autre part, sa poétique est énoncée dans la Théogonie où les
Muses renoncent à leurs " mensonges " pour le charger
de dire des " vérités ". Y loua le roi Minos [324].
Hiéron II, roi de Syracuse (v. 306-215 av. J. –C.)
248, 326. – Stratège vainqueur des Mamertins, il fut proclamé roi en 265
av. J. –C. Allié des Carthaginois pendant la première guerre punique,
assiégé dans Syracuse par Marcellus [248, 326], il fit la paix avec les
Romains et assura une grande prospérité à sa patrie entre les deux
premières guerres puniques. Archimède, parent de Hiéron, contribua à la
fortification de la ville et à sa défense pendant quatre ans, lors du
deuxième siège romain.
Hippias, tyran d’Athènes (525-490 av. J. –C.)
2. – Fils aîné de Pisistrate, gouvernant conjointement avec son frère
Hipparque, il assuma effectivement tout le pouvoir. Il continua d’abord la
politique conciliante de son père, assurant la prospérité et le
rayonnement culturel d’Athènes. Il a écrit des ouvrages sur l’art [2].
Hippocrate, médecin grec (460-377 av. J. –C.)
42. – Sans doute fils d’un prêtre d’Asclépios, il étudia avec
Démocrite et Gorgias, voyagea dans toute la Grèce et l’Asie Mineure
avant de se fixer à Cos. Initiateur de l’observation clinique, il
préconisait en thérapeutique des traitements simples ; il pratique la
chirurgie. Sa physiologie repose toute entière sur la théorie des humeurs
dont dérive celle des tempéraments (leur équilibre constitue la santé, l’excès
ou le défaut de l’une d’entre elles entraînant la maladie) et sur des
postulats physiognomoniques [42].
Hipponax d’Ephèse, poète grec (VIe
s. av. J. –C.) 323, 324. – Fuyant la tyrannie, il dut s’exiler à
Clazomènes où il vécut dans la misère. Portraituré par Bupalus et
Anthermus, il les critiqua tant qu’ils se suicidèrent [323-324].
Histoire d’Alexandre , ouvrage de
Quinte-Curce 102, 352. – Il y décrit physiquement Alexandre le Grand
[102, 352].
Histoire de Saint Hubert , gravure de Lucas van
Leyden 14. – Cette œuvre fut gravée par Lucas van Leyden à douze ans
[14].
Histoire ecclésiastique , ouvrage historique
et théologique d’Eusèbe de Césarée 358. – Eusèbe y rapporte les
propos de Lucien d’Antioche qui dit que les œuvres d’art n’ont pas
plus de dignité que celle que leur a donné l’artiste [358].
Histoire naturelle , ouvrage encyclopédique de
Pline l’Ancien 30, 334, 335. – Pline y fait notamment l’inventaire des
différents types de papier [30] et y décrit les mosaïques de Sosus
[334-335].
Histoire romaine , ouvrage historique de
Tite-Live 79, 172. – L’auteur y décrit notamment les jeux du cirque
[79] et les étranges cérémonies de l’armée macédonienne [172].
Histoire universelle , compilation par Justin
des Histoires philippiques de Trogue Pompée 143, 150. – Justin y
décrit notamment les symboles des premiers Romains [143] et Ptolémée
Phiscon [150].
Histoire véritable , ouvrage de Lucien de
Samosate 184. – Il y décrit des monstres effrayants [184].
Van den Hoecke (Jan), peintre flamand (1611-1651)
256. – Actif dans les Flandres, mais aussi en Italie (entre 1637 et 1644)
et à Vienne (à la cour de Léopold Guillaume) où il a pu rencontrer SvH,
il fut l’élève de Rubens et contribua à la décoration de l’Entrée
triomphale de Ferdinand à Anvers, en 1635. Cité par SvH parmi les plus
grands peintres flamands [256].
Holbein (Hans), dessinateur, peintre et graveur
allemand (1497-1543) 255, 339, 355, 356. – Formé probablement auprès de
son père, il se trouvait à Bâle dès 1515 [255]. Les croquis dessinés en
marge de l’Eloge de la folie d’Erasme le firent connaître du
milieu humaniste et, après un voyage italien, il fut inscrit à la guilde
de la ville et participa à la décoration de la salle du Grand Conseil de l’hôtel
de ville (1521). Les effets de perspective en trompe-l’œil et les rythmes
animés illustrent l’assimilation des modèles italiens et maniéristes.
Au cours d’un voyage en France, il découvrit les dessins de Clouet. En
1523, il se lia avec Erasme, et fit de lui un portrait qui devint un
modèle. Sur son conseil, il quitta Bâle pour l’Angleterre et eut Thomas
More ou Henri VIII comme protecteurs [355-356]. Il mourut emporté par la
peste, au faîte de sa réputation. Utilisait des laques d’argent pour ses
œuvres [339].
Holopherne ou Olopherne, personnage fictif
du Livre de Judith 96. – Général de Nabuchodonosor,
" roi des Assyriens ", il assiège une ville nommée
Béthulie, mais Judith le séduit, l’enivre et le décapite [96].
Holstein, ancien Etat d’Allemagne 358. –
Oléarius voyagea dans cet état. [358].
Homère, poète épique grec (v. 850 av. J. –C.)
43, 66, 69, 78, 92, 97, 98, 100, 101, 116, 129, 134, 157, 158, 166, 193,
226, 236, 241, 277, 293, 309, 310, 324. – Auteur de l’Iliade [66]
et de l’Odyssée [134, 193]. Ces textes ont exercé dans l’Antiquité
une profonde influence sur les philosophes, les poètes et l’éducation
[277] et constituent, particulièrement durant l’époque moderne, une
référence essentielle dans la culture européenne. Il fut méprisé à
Cumes sous le nom de Mélésigène [309-310]. Ses métaphores et ses
comparaisons sont appréciées [43, 226] par SvH qu’il lie à Clio [69]
mais critique certains de ses choix [293]. Il décrit notamment Jupiter
[98], Minerve [158], Thersite [66], Agamemnon [101], Ulysse [116], Hélène
[78] et le Jugement de Pâris [100], le Monde souterrain [92], la salle à
manger de Ménélas [129], les casques d’Agamemnon, de Dolon, de
Thrasimède, de Diomède et de Mérion [157], l’attelage de Mars [166]. H.
disait que les dieux prenaient parfois des formes visibles [97]. Plutarque
compare les peintures de Nicomaque et les écrits d’Homère [236]. Après
Horace, SvH dit qu’H. peut parfois sommeiller [241]. Homère louait le roi
Minos [324].
Homme feignant d’être blessé , peinture de
Ctésilas 109. – Dans cette peinture, Ctésilas fit bien voir que l’homme
était encore bien vivant [109].
Hongrie, pays d’Europe centrale 121, 144, 221.
– Les H. se rasent la tête sauf l’avant du crâne [144]. Léopold Ier
fut roi de H. [121]. On faisait venir de l’azur de H. [221].
Van Honthorst (Gerard), peintre hollandais
(1590-1656) 234, 257. – Elève du maniériste Abraham Bloemaert, il est
présent à Rome entre 1610 et 1612. De retour à Utrecht en 1620, il
participa, avec Dirck van Baburen et Hendrick Ter Brugghen, à l’essor des
peintres caravagistes à Utrecht (Le Christ devant le Sanhédrin Jaïre,
Londres [The National Gallery]) [257]. Il fut appelé à Londres par Charles
Ier, en 1628, pour exécuter des portraits de la famille royale
et décorer Whitehall de scènes historiques. Selon SvH, il changea de
manière au cours de sa carrière pour plaire aux mécènes, passant d’une
touche rugueuse à une touche lisse [234].
Hooft (Pieter Cornelisz.), historien et poète
néerlandais (1581-1647) 35, 44, 48, 61, 92, 138, 235. – Erudit féru de
Sénèque et de Tacite (dont il traduisit deux fois l’œuvre complète),
H. s’inspira des auteurs latins. Warenar (1616) transpose dans l’Amsterdam
du XVIIe siècle la Marmite de Plaute. Geeraerdt van
Velsen, tragédie écrite en 1613 et tirée d’un chant populaire
historique, rappelle le théâtre de Sénèque [61, 92]. On lui doit encore
de nombreux poèmes et drames pastoraux, dont Granida (1605), Baeto
(1636) [48, 138], son Jugement de Pâris (Oordeel van Paris)
(1636) [35], une Vie d’Henri IV de France (1618) qui lui valut un
titre nobiliaire, une Histoire des Pays-Bas (1642) et une Correspondance
très riche [44, 235].
Hooghe (Romeyn de), graveur et pamphlétaire
hollandais (1645-1708) 196. – Membre de la confrérie Pictura, à La Haye,
en 1662, il se trouve à Paris en 1668, puis se marie à Amsterdam en 1673.
Il est loué par Samuel SvH pour son art de la gravure [196] et grava d’ailleurs
un certain nombre de ses peintures.
Van Hoogstraten (David), poète, lexicographe et
philologue néerlandais (1658-1724) XII. – Neveu de Samuel van Hoogstraten
par son frère François, il est l’auteur d’un poème d’éloges dans l’Inleyding
[XII].
Van Hoogstraten (François), éditeur néerlandais
(1632-1696) I, XI, 11. – Frère de Samuel, il fut l’éditeur de l’Inleyding
[I], l’auteur d’un poème d’éloges [XI], et d’une traduction d’un
ouvrage de Comenius [11].
Van Hoogstraten (Jan), peintre hollandais (v.
1629-1654) 17, 113. – Frère cadet de Samuel van Hoogstraten, il fut,
comme lui l’élève de son père Dirck van Hoogstraten, et suivit son
frère à Vienne où il mourut brusquement en 1654 [17]. Aucune œuvre
attestée de lui n’a été conservée. Samuel van Hoogstraten raconte l’anecdote
de la composition de son Saint Pierre [114]
114
Van Hoogstraten (Samuel), peintre hollandais
(1627-1678) I, IV, V, VI, VII, IX, X. – Après avoir passé son enfance à
La Haye (1628-1640) et être revenu à Dordrecht, il entre dans l’atelier
de Rembrandt en même temps que Carel Fabritius et Abraham Furnerius
(1643-1646). Il effectue un voyage entre Dordrecht et Vienne (1651),
travaille à la cour impériale de Ferdinand III où il rencontre Joachim
von Sandrart, et se rend en Italie (1652) où il fait la connaissance d’Otto
Marseus van Schrieck. Après être retourné à Vienne vers 1654, il se
trouve à Londres en 1652 et entre 1663 et 1664 où il fréquente notamment
les membres de la Royal Society. A la fin de sa vie, il se consacre
davantage au travail d’atelier et à la formation d’élèves (Jacobus
Levecq, Aert de Gelder), s’inscrit à la guilde de Saint-Luc de La Haye
(1668) et publie l’année de sa mort un traité artistique, l’Introduction
à la haute école de peinture (Inleyding tot de hooge schoole der
schilderkonst). Auteur d’œuvres littéraires (Belle Roseline [Schoone
Roselijn, 1650] ; La Pauline romaine [De Roomsche Paulina,
1660] ; Dieryk en Dorothé [Dieryk en Dorothé, 1666]),
traducteur de L’Art de plaire à la cour de Nicolas Faret (1657),
il touche à tous les genres mais est surtout un peintre de trompe-l’œil
et un portraitiste. Il est l’objet des poèmes d’éloges de son Inleyding
(I, IV, V, VI, VII, IX, X).
Van Hoogstraten (Dirck), peintre hollandais
(1596-1640) 52, 118, 170, 257. – Père de Samuel et Jan SvH, de formation
d’orfèvre, premier maître de Samuel [257] ayant effectué un voyage en
Italie [118], Dirck SvH n’a laissé que peu d’œuvres, quelques
peintures (un Autoportrait, Etats-Unis, coll. privée), et quelques
illustrations (La Naissance de Vénus). Il conseillait à son fils
Samuel de ne pas suivre nécessairement les traités anatomiques [52].
170
Horace, poète latin (68-8 av. J. –C.) 2, 4, 15,
21, 44, 94, 102, 116, 175, 176, 177, 179, 182, 183, 189, 275, 292, 321. –
Fils d’un affranchi aisé, il fut instruit par les meilleurs maîtres à
Venouse, à Rome et à Athènes. Il s’y lia avec Brutus, le meurtrier de
César, et combattit à ses côtés à Philippes. Après la défaite, il
revint à Rome. Virgile le présenta à Mécène et il reçut de ce dernier
une villa près de Tibur. Auteur d’Epodes, de Satires, d’Odes
et d’Epîtres (dont son Art poétique). Il est l’auteur
de la fameuse sentence " ut pictura poesis " qui lie les
pratiques des peintres et des poètes [2, 4, 15], critique la médiocrité
en matière de poésie [21, 275], demande une attention à l’ensemble
comme aux détails [44], une unité [116, 176], une manière s’adaptant au
sujet [175, 182] et refuse que l’on montre des choses horribles ou
disconvenantes [94, 183], que l’on privilégie les caractéristiques de
chaque personnage [102] ou que l’on unit des matières différentes [177].
Demandait aussi de la prudence et du temps dans la création artistique
[179, 321], une division stricte des œuvres d’art [189] et une empathie
de l’artiste [292].
Horkop, ville ostrogoth 343. – On y trouva une
rivière remplie de petites pierres naturellement sculptées [343].
Hôtel de ville d’Amsterdam , ouvrage d’architecture
réalisé par Jacob van Campen, 335. – SvH insiste sur la beauté de ses
sols où sont incrustées les figures de globes terrestres [335].
Hottentots, peuple de pasteurs nomades habitant à
l’Ouest de l’Afrique du Sud et de la Namibie 49, 322. – Habitaient
près du Cap de Bonne-Espérance [322]. S’enduisaient le corps d’une
couleur noire [49].
Huarte (Juan), érudit espagnol (XVIe
siècle) 73. – Auteur de l’Examen des esprits pour les sciences où
se montrent les différences d’esprits qui se trouvent parmi les hommes,
et à quel genre de science chacun est propre en particulier (1645), il
y raconte notamment une anecdote où il explique que chaque élève a ses
propres inclinations [73].
Hubert (saint), évêque de Tongres, Maastricht et
Liège (m. 727) 14. – Il est le héros d’une élgende inspirée de celle
de Saint Eustache : lors d’une partie de chasse en Austrasie, un
crucifix lui apparut entre les bois d’un cerf. Sujet d’aquarelles de
Lucas de Leyde [14].
Hulst, ville néerlandaise 39. – Ville d’origine
des peintres Gillis et Frans Mostaert [39].
Hyacinthe, personnage mythologique 94. – Fille d’Amyclas,
roi de Sparte. Aimé par Apollon et Zéphyr, elle incline pour Apollon et
joue au palet avec lui. Par jalousie, Zéphyr fait s’envoler l’un des
palets qui atteint et tue instantanément H. La fleur hyacinthe pousse alors
spontanément du sang versé sur le sol, tandis qu’Apollon se lamente sur
le sort de son aimée [94].
Hylas, héros mythologique, fils de Théiodamas,
roi des Dryopes 94. – Etant allé puiser de l’eau à la source d’une
fontaine, il fut enlevé par les nymphes du lieu qui s’étaient éprises
de sa beauté, et il disparut à jamais [94].
Hyménée, dieu grec du mariage 69. – Fils d’Apollon
et de Clio [69], il présidait primitivement le chant nuptial lui-même et
le personnifiait.
Hyrcaniens, peuple voisin de la Caspienne 153. –
Description de leurs armes [153].
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