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(Index précédent)

  • Eichenbühl, ville allemande 202. – Traversée par SvH lors de son voyage vers Vienne [202].

  • Électre, fille d’Agamemnon et de Clytemnestre 109, 145. – Pour se venger de son père, elle poussa son frère Oreste à tuer Egisthe et Clytemnestre. La vengeance d’E. a inspiré Eschyle (Les Choéphores), Sophocle [145] et Euripide. Polos représenta de manière édifiante le rôle d’E. [109].

  • Électre, tragédie de Sophocle 145. – SvH cite le passage où E. demande de couper ses cheveux en signe de deuil [145].

  • Élide, région de Grèce, au Nord-Ouest du Péloponnèse 193, 220, 320 :

    • Temple de Minerve 220

    • Phidias, Jupiter 193, 320

  • Élie, prophète hébreu (IXe s. av. J. –C.) 153. – Il exerça son ministère dans le royaume d’Israël et lutta contre les cultes idolâtriques cananéens. Il fut lu par Agrippa [153].

  • Élien, écrivain italien en langue grecque (IIe s.-IIIe s.) 245. – Raconte que les premiers peintres étaient grossiers [245].

  • Elsheimer (Adam), peintre et graveur allemand (1578-1610) 194. – Peintre à la touche précise et minutieuse, il pratiqua un des premiers, en petit, le genre du paysage et celui du paysage historique. Il fut honoré et admiré par Van Mander [194].

  • Elten, ville allemande 201. – Traversée par SvH [201].

  • Élysées (Champs), séjour des âmes des héros et des hommes vertueux aux Enfers, dans la mythologie grecques et latine VIII. – Atteints par Enée et par la Sibylle dans la Descente aux Enfers [VIII].

  • Émilius, citoyen romain 44. – Fonda, selon les scoliastes, une école de gladiateurs, sans doute entourée à l’extérieur d’ateliers de sculpture [44].

  • Emmerich, ville allemande 201. – Traversée par SvH [201].

  • Énée, héros mythique 8, 31, 134, 149, 159, 193. – Issu de la lignée royale de Dardanos et parent de Priam, roi de Troie, dont il épousa la fille Créüse, Enée était le fils d’Anchise et de Vénus [149]. Poursuivant Achille pour lui avoir ravi une partie de son bétail, Enée se réfugia à Lyrnessos puis à Troie où il s’engagea dans les rangs des guerriers troyens. Il y fut un héros courageux et sage, mais il dut souvent avoir recours à la protection des dieux, notamment dans son combat contre Achille. Selon les plus anciennes traditions, Enée se serait retiré avec son père sur le mont Ida, selon l’Enéide de Virgile [193], Enée se serait enfui de Troie, portant son père Anchise, traînant son fils Ascagne d’une main, tenant dans l’autre les dieux de la cité (les Pénates) ainsi que le Palladion. Lors de la traversée, les navires d’Enée furent rejetés sur la côte africaine, près de Carthage [134], où Didon y accueillit le héros, l’aima, mais ne put le conserver en raison de la désapprobation des dieux. Parvenu sur les côtes italiennes, Enée descendit aux Enfers, guidé par la Sibylle de Cumes [VIII, 31], puis se dirigea vers le Latium, et y épousa Lavinia, la fille de Latinus. La description de son bouclier est demeurée célèbre [159].

  • Énéide (L’), épopée de Virgile 31, 184-185, 296. – Virgile y décrit notamment la rencontre de la Sybille de Cumes et d’Enée [31], l’entrée des Enfers [185], Vénus [296].

  • Enlèvement de Proserpine (L’), sculpture du Bernin, 207. – Vue par SvH dans les jardins de la Villa Borghèse à Rome.

  • Enns, fleuve autrichien, affluent du Danube 203. – Traversée par SvH [203].

  • Enquête (L’), ouvrage historique d’Hérodote 31, 153, 329. – Il y décrit notamment les techniques de dessin des Egyptiens [31], leurs coutumes [329], les armes et équipements guerriers des peuples [153] et les méthodes de coloration de vêtement chez les Caucasiens [338].

  • Éoiis, animal mythologique 98. – Cité par Ovide dans les Métamorphoses comme étant l’un des quatre chevaux du char d’Apollon (avec Pyrois, Ethon et Phlégon) [98].

  • Éphèse, ancienne ville de la côte occidentale de l’Asie Mineure 51, 128, 317, 352. – Fut le théâtre des exploits des sculpteurs Téléclès et Théodoros [51] et des malheurs du peintre Clésis [317] :

    • Temple de Diane [128, 352].

  • Éphore, philosophe grec 21. – Elève du philosophe Isocrate [21].

  • Éphraïm, montagne et ville de Palestine 247. – Ses habitants possédaient des sculptures [247].

  • Éphraïm, personnage biblique, fils de Joseph et frère cadet de Manassé 156. – Ancêtre éponyme de la demi-tribu qui, avec celle de Manassé, représente la tribu de Joseph [156].

  • Épicure, philosophe grec (341-270 av. J. –C.) 108, 112. – Il fonda à Athènes une école, le Jardin. Connue par Diogène Laërce et Lucrèce, sa pensée fait des sensations le critère des connaissances et de la morale, et des plaisirs qu’elles peuvent procurer le principe du bonheur, à condition d’en rester le maître. Sa description physique [108]. Son amie Léontion fut peinte par Théodore [112].

  • Épigones, personnages mythiques 175. – Fils des Sept Chefs qui avaient participé à la première expédition contre Thèbes et avaient tous pér sauf Adraste. On compte parmi eux Alcméon, Amphilocos, Aegialée, Thersandros, Promachos, Sthénélos, Diomède et Euryale. Héros d’une tragédie d’Accius [175].

  • Épiphane (saint), écrivain grec chrétien (v. 315-403) 250, 251. – Père et docteur de l’Eglise grecque, évêque de Salamine de Chypre (367). Il lutta contre la doctrine d’Origène qui considérait que Dieu avait créé tous les êtres spirituels parfaitement égaux, et que leurs différences viennent de leur libre arbitre grâce auquel ils ont la possibilité de faire le mal. Il visita Bethel et Anablata avec Jean de Jérusalem et en critiqua la décoration des églises [250].

  • Érasme, humaniste hollandais d’expression latine (v. 1469-1536) 20, 168, 171. – Esprit indépendant et satyrique (Eloge de la folie, 1511 ; Banquet des religions [168] ; Le pèlerinage [341]), il chercha à définir un humanisme chrétien, à la lumière de ses travaux critiques sur le Nouveau Testament [20], en préconisant l’entente entre catholiques et réformés. Préférait les maîtres qui enseignent les élèves n’ayant pas d’autre instruction [20]. Conseillait aux peintres de représenter plutôt les animaux rares que les animaux communs [168, 171].

  • Érato, Muse de la poésie lyrique, érotique et nuptiale II, XIV, 5, 36, 97, 121, 122, 123, 144, 153, 254, 361. – Une des neuf Muses [122, 123]. Liée à Vénus [5]. Les poètes l’ont couronnée de myrtes et de roses, lui plaçant dans la main gauche une lyre et dans la droite un archet. Elle arme le jeune peintre [II]. Elle enseigne comment il faut respecter, le temps, le lieu et les détails [121], les jolis ornements et les accessoires [XIV, 97, 144, 153, 254, 361], et la manière [36].

  • Érétrie, ville d’Eubée 220. – Parrhasios en rapportait son blanc [220].

  • Érichthonios, personnage mythologique 72. – Un jour que Vulcain poursuivait Minerve de ses ardeurs amoureuses, un peu de la semence du dieu souilla la cuisse de la déesse et tomba à terre, engendrant un enfant, Erichthonios, confié aux trois filles de Cécrops, Aglauros, Hersê et Pandrosos. Plus tard, Erichthonios devint roi d’Athènes, y introduisit le culte de Minerve dans son royaume et institua les fêtes des Panathénées. La tradition le fait se promener dans un carrosse d’or [72].

  • Eschyle, poète tragique grec (v. 525-456 av. J. –C.) 108. – Ses œuvres, inspirées des légendes thébaines et anciennes, des mythes traditionnels ou des exploits des guerres médiques font de lui le véritable créateur de la tragédie antique. Sa description physique [108].

  • Esculape ou Asclépios, divinité mythologique 261, 328. – Dieu de la Médecine. Esculape était vénéré par les Grecs sous le nom d’Asclépios. Il redonna vie à Acis après qu’il fut tué par Polyphème [261]. Les saints ayant survécu à une maladie laissaient peindre un portrait d’E. chez eux [328].

  • Ésope (Claudius), acteur de théâtre romain 175. – Considéré comme le plus grand acteur de Rome [175] et l’ami proche de Cicéron.

  • Ésope, fabuliste grec (VIIe-VIe s. av. J. –C.) 41, 108, 113. – Personnage à demi légendaire, fameux pour son physique ingrat et son bégaiement [41, 108, 113] auquel on attribue un recueil de Fables, réunies au IVe s. av. J. –C., et qui inspirera les Fables de Jean de la Fontaine (publiées de 1668 à 1694).

  • Espagne ou Hispanie, pays du Sud-Ouest de l’Europe 11, 40, 66, 73, 96, 134, 157, 181, 283, 337. – Les côtes e. étaient, durant l’Antiquité, le terrain privilégié de cabotage des navires romains [134]. Les A. envahirent l’H. [157]. On importait de la chaux d’E. [337].Les E., réputés cruels et rudes [96], ont une physionomie reconnaissable [40]. Un gouverneur e. vit en Amérique une femme très laide [66]. Un homme bloqué du côté e. de Gand dut se cacher sept mois dans un trou [181]. L’E. était riche en peintres [11] qui préféraient la représentation des saints et des saintes [73] et la beauté émaciée [283].

  • Esquilin, colline de Rome, située dans la partie orientale de la ville 128, 130. – Longtemps désert, l’E. commença à se peupler au Ier s. av. J. –C., et devint l’un des quartiers aristocratiques de Rome, où s’étendaient de magnifiques jardins parmi lesquels celui de Mécène. – Œuvres : Maison dorée [128, 130].

  • Esther, personnage biblique 93. – Héroïne du Livre d’Esther. Belle juive vivant à la cour du roi de Perse Assuérus (c’est-à-dire Xerxès Ier), elle épouse le roi, obtient la grâce des juifs menacés par le vizir Aman [93] et fait élever son cousin Mardochée à la place de ce dernier. Les juifs sauvés massacrent leurs ennemis.

  • Éthiopie, pays au Sud de l’Egypte 153, 154. – La description de leurs armées [153-154].

  • Éthon, cheval mythologique 98. – Cité par Ovide dans les Métamorphoses comme étant l’un des quatre chevaux du char d’Apollon (avec Pyrois, Eoiis et Phlégon).

  • Etna (mont), volcan italien 40, 260. – Lieu de la forge des Cyclopes et de Vulcain [260]. Amphinomus et Anapus sauvèrent leurs parents de l’E. [40].

  • Étrurie, province de l’Italie antique, limitée au Nord par l’Apennin, à l’est par le Tibre, au Sud et à l’Ouest par la mer Tyrrhénienne 208. – Région connue par la qualité de ses vins [208].

  • Euclide, mathématicien grec (IIIe s. av. J. –C.) 108. – Ses Eléments, considérés comme le livre de géométrie par excellence, constituent une vaste synthèse de la géométrie classique grecque. Sa description [108].

  • Eulenspiegel (Till), personnage légendaire allemand 212. – Fils de paysan, célèbre par ses tours qu’il joua aux nobles, aux artisans et aux clercs. Traduite dans plusieurs langues, l’œuvre satyrique dont est issu ce personnage connut un succès considérable. Sujet d’une gravure de Lucas van Leyden [212].

  • Eumaros d’Athènes, peintre grec (act. VIe s. av. J. –C.) 74, 245, 299. – Peintre apprécié pour sa fidélité à l’imitation sur le vif [74], on lui attribue l’habitude de peindre la chair des femmes en blanc et celle des hommes en noir [245, 299]. La diversité de ses attitudes rompt avec le hiératisme.

  • Eunapios, peintre grec 45. – Conseillait aux portraitistes de ne pas gâter la composition de leurs modèles [45].

  • Euphranor d’Isthmos, peintre grec (Ve s. av. J. –C.) 2, 63, 89, 98, 105, 219, 227, 240, 247, 290, 302, 308. – Contemporain de Pamphile [247], théoricien de l’art et des couleurs [2, 219, 302], respecté pour sa maîtrise artistique [89] et son perfectionnisme [240], il fut critiqué pour les mauvaises proportions de ses figures [63] mais loué pour leur modelé et leur relief [308] :

    • Jupiter 98

    • Neptune 98

    • Pâris 290

    • Thésée 227

  • Euphrosyne, une des trois Grâces 98, 278, 292. – Sa description [98]. A pour charge chez Calliope de présenter les figures au mieux [278, 292]

  • Eupompe, peintre et sculpteur grec (Ve s. av. J. –C.) 219, 247. – Contemporain de Zeuxis et de Parrhasios [247], il conseillait de suivre la nature [219].

  • Euripide, poète tragique grec (480-406 av. J. –C.) 109, 194. – Si son théâtre marqué par la guerre du Péloponnèse déconcerta, ses innovations dramatiques (importance de l’analyse psychologique, renouvellement des mythes, indépendance des chœurs par rapport à l’action) devaient profondément influencer l’Antiquité [109] et l’époque moderne. Son Iphigénie en Tauride fut imitée par Timanthe dans son Sacrifice d’Iphigénie [194].

  • Europe, un des cinq continents 48, 126, 153, 171, 205, 253, 254, 256, 308, 338. – Les hommes de l’armée de Xerxès venaient de toute l’E. [153]. Les E. préfèrent les barbiers à l’épilation des peuples d’Amérique ou d’Afrique [48]. On trouve des figures d’âne dans toutes les églises d’E. [171]. Les plus grandes rivières d’E. furent vues par SvH [205]. L’art e. s’endormit un temps [253-254], puis se réveilla [256]. L’art e. tira beaucoup d’avantage des ordres architecturaux [126]. La couleur à l’huile fut diffusée dans toute l’E. par Antonello da Messina [338]. SvH dit avoir peint des trompe-l’œil à l’Ouest comme à l’est de l’E. [308].

  • Eurynomé, divinité mythologique 279. – L’une des toutes premières divinités, Eurynomé naquit de l’union d’Océan et de Téthys. Elle s’unit elle-même au Titan Ophion et régna avec lui sur l’Olympe avant l’apparition des dieux qui s’empressèrent de chasser les intrus et les précipitèrent dans la mer. Jupiter amoureux d’elle, la rendit mère des Grâces [279] et du dieu-fleuve Asôpos.

  • Eusèbe de Césarée, écrivain et prélat grec (v. 265-340) 250, 358. – Evêque de Césarée, auteur d’une Chronique et d’une importante Histoire ecclésiastique multipliant exemples et anecdotes. Il témoigne qu’il a vu le mandylion du Christ [250] et rapporte les propos de Lucien d’Antioche qui dit que les œuvres d’art n’ont pas plus de dignité que celle que leur a donné l’artiste [358].

  • Eusèbe, personnage du Banquet des religions d’Erasme 168. – Il y défend l’idée de portraiturer les animaux rares [168].

  • Euterpe, personnage mythologique II, 1, 2, 5, 8, 9, 11, 36, 69, 70, 351, 361. – Une des neuf Muses. Poétesse de l’amour chez Ovide [2], liée à Mercure [5], elle symbolise la Musique. Euterpe avait pour principal attribut la flûte et, couronné de fleurs, présidait aux fêtes et aux divertissements. Munie de son instrument de musique, elle accompagnait également le cortège de Bacchus. On lui doit avec le dieu l’invention du dithyrambe, source de la tragédie grecque. Cherche la vivacité chez le jeune peintre [II], juge et soupèse sa raison [1, 2, 69, 70], l’initie à l’art [1, 36]. Sans ses faveurs, le peintre ne peut rien [5, 351, 361]. Son école pittoresque est liée, par le dessin, à celle des lettres [8]. Ses èlèves parviennent à elle parfois de manière étrange [9]. A quatorze ans, SvH avait déjà passé la moitié de sa vie à l’école d’Euterpe [11].

  • Ève, compagne d’Adam 43, 91, 93, 145, 147, 282, 284. – La première femme [43], maudite par Dieu [147]. N’avait pas, comme Adam, de nombril [284]. Certains donnent une tête de femme au serpent qui tenta E. [93]. Apollon se vanta devant E. [145] et décrivit Adam et E. [282]. Figure dans un portrait de Marie de Rosso [91].

  • Van Eyck (Hubert), peintre flamand (m. 1426) 255. – Il joua avec son frère un rôle déterminant dans la fondation de l’école flamande. Formellement, il s’éloignait de la tradition du gothique international (abandon des fonds d’or, de la composition décorative, ainsi que du répertoire de poses et d’expressions maniérées) et innovait par la plus grande précision de la perspective linéaire et surtout par la maîtrise de la perspective atmosphérique. Selon Vasari, il fut avec son frère l’inventeur de la peinture à l’huile [255].

  • Van Eyck (Jan), peintre flamand (v. 1390-1441) 221, 255, 338. – Il travailla avec son frère Hubert. Selon Vasari, il fut l’inventeur de la peinture à l’huile [221, 255, 338]. SvH loue la beauté de ses azurs [221].

  • Ezéchiel, prophète biblique 94. – Exerça son ministère entre 598 et 571 av. J. –C. parmi les déportés juifs de Babylone. Il soutint l’espérance des exilés en la restauration du peuple élu. Un livre biblique lui est consacré [94].

F


  • Fabritius (Carel), peintre hollandais (1622-1654) 11, 181, 274, 291, 308. – Après avoir fréquenté l’atelier de Rembrandt à Amsterdam où il connut Samuel SvH [11, 181], Fabritius se fixe à Delft vers 1650. En 1652, il entre dans la Guilde de Saint-Luc. Auteur, notamment, du Poste de garde (1654, La Haye, Mauritshuis) et de la Vue de Delft avec un musicien (1652, Londres, The National Gallery), Fabritius allie une touche épaisse et expressive, proche de celle de son maître, à une réflexion sur la lumière [308] et la perspective [291] :

    • Perspective 274.

  • Façade de l’église Saint-Pierre, œuvre mosaïquée de Giotto 334.

  • Fannia, personnage littéraire et historique 171. – Citée par Agrippa dans son anecdote de Marius [171].

  • Farnèse (Alexandre), duc de Parme (1545-1592) 316. – Fils du duc Octave et Marguerite de Parme, il fut un des plus brillants capitaines de son temps. Envoyé aux Pays-Bas en 1577, il devint gouverneur général à la mort de Don Juan d’Autriche. Il réussit par son habileté à regagner à l’Espagne les provinces méridionales, mais reprit la lutte contre l’Union d’Utrecht et sa victoire la plus éclatante fut la prise d’Anvers. Il venait d’être destitué par Philippe II quand il mourut des suites d’une blessure. Critiqua Raphaël et les peintres contemporains [316].

  • Faunus, divinité romaine 291. – Son culte était localisé sur le Palatin. Dieu bienfaisant, protecteur des bergers et des troupeaux, il fut vite identifié à Pan. Sujet d’une sculpture antique [291].

  • Fe (mont), montagne chinoise 343. – Avait naturellement la forme d’un géant assis [343].

  • Femme blessée allaitant son enfant, peinture d’Aristide de Thèbes 109. – Cette œuvre fut louée pour l’excellence de sa représentation des affections et des passions [109].

  • Femme ivre, bronze de Myron 110. – Cette œuvre fut fameuse pour sa représentation du rire [110].

  • Femme mariée, peinture d’Echion 112. – En teintant le visage de l’épouse, Echion sut montrer qu’elle avait honte de quelque chose [112]

  • Fen, affluent chinois 343. – Serpentait près du mont Fe [343].

  • Ferdinand III de Habsbourg, roi de Hongrie et de Bohême, empereur germanique (1608-1657) VII, 95, 356, 358. – Fils de Ferdinand II dont il poursuivit la politique centrée sur la Réforme catholique et l’absolutisme. Il avait déjà battu avec Gallas les Suédois à Nördlingen et dut continuer la Guerre de Trente Ans contre la Suède et la France, et signer en 1648 les traités de Westphalie. Comme le Bamboche [95], Samuel SvH avait travaillé pour lui [VII] (lui ayant peint notamment une Vierge [358]) qui l’honora d’une chaîne d’or [356].

  • Fermout (Gilliam), peintre hollandais (act. v. 1620-1625) 257. – Peintre établi à Dordrecht et maître de François Jacobsz à partir de 1621, il fut le beau-père de Gabriël Metsu. Il est cité par SvH parmi les peintres néerlandais importants dans le XVIIe siècle [257].

  • Ferrare, ville d’Italie, en Emilie 316. – Le duc de F. eut des problèmes avec Michel-Ange [316].

  • Ficin (Marsile), humaniste italien (1433-1499) 5. – A travers ses nombreux écrits, et notamment son De la Religion chrétienne (1474), son De la Triple vie (1583), son Commentaire sur le " Banquet " de Platon (1484) et sa Théologie platonicienne de l’immortalité des âmes (1484), Ficin diffusa la pensée de Platon (relue par ses soins) et développa un système unissant théologie et philosophie. Conseille de structurer les arts libéraux en neuf idées directrices [5].

  • Fieravino (Francesco), peintre italien (v. 1650-1680) 218. – Peintre de natures mortes et de vanités, F. est également connu dans la Hollande du XVIIe siècle pour ses fausses tapisseries [218]. Il peint plusieurs toiles pour la collection Barberini.

  • Figure de moine, peinture de Sebastiano del Piombo destinée à S. Pietro in Montorio (Rome) 316. – Elle fut critiquée et moquée par Michel-Ange [316].

  • Flavius Josèphe, historien juif (37-v. 100) 93. – D’une famille sacerdotale, il prit le parti des pharisiens. En 66, il participe à la révolte juive contre Rome. Il prédit l’empire à Vespasien , et celui-ci le libéra en 69, quand sa prophétie se réalisa. Ayant ajouté à son nom celui de son protecteur Flavius, c’est dans le camp des Romains qu’il assista au siège de Jérusalem, comme interprète de Titus (70). Parmi ses ouvrages, outre une autobiographie où il fait sa propre apologie, il faut citer La Guerre juive et surtout les Antiquités judaïques, où il raconte les relations entre Esther, Aman et Xerxès Ier [93].

  • Flinck (Govert), peintre hollandais (1615-1660) 257. – Elève de Lambert Jacobsz. à Leeuwarden, puis de Rembrandt à Amsterdam dans les années 1630 [257], Flinck s’affirme ensuite comme un portraitiste (Fête des Archers pour la Paix de Münster, 1648, Amsterdam [Amsterdams Historisch Museum]) et un peintre d’histoire (La Bénédiction de Jacob par Isaac, 1639, Paris [Musée du Louvre]) important dans la ville amstellodamoise en compagnie de son ancien camarade d’atelier et ami Jacob Backer.

  • Flore, divinité mythologique 100, 182, 207, 277, 291. – Adorée par les Sabins, elle était la divinité des fleurs et du printemps [100, 277], proche de Pomone [182]. Elle aurait offert à Junon une fleur dont le simple attouchement avait le pouvoir de rendre une femme féconde. Ainsi Junon, sans le concours de Jupiter, devint mère de Mars. C’est en souvenir de cette naissance, à laquelle Flore avait indirectement participé, que les Romains accordèrent le nom de " mars " au premier mois du printemps. Sujet d’une sculpture antique [207, 291].

  • Flore, prostituée de Pompée 103. – Admirait la beauté de Pompée [103].

  • Flore, sculpture antique 207, 291. – Conservée au XVIIe siècle au Palazzo Farnèse [207, 291].

  • Florence, ville d’Italie, en Toscane 2, 115, 127, 132, 207, 208, 254, 255, 256, 315, 316, 332, 336, 349. – Alberti a travaillé dans cette ville [2], tout comme Andrea Taffi, Tommaso Masaccio [255], Andrea del Sarto [256], Michel-Ange [315-316], Andrea di Cosimo [336]. SvH loue un portrait f. de Marie de Raphaël [115] et la beauté des palais f. [127]. La guilde de Pan s’y installa [207]. Du temps de Cimabue, la ville de F. interdit les peintres les plus mauvais [254]. Pour orner une église, Benoît XI alla chercher des peintres à F. [332]. :

    • Baptistère de Saint-Jean 349

    • Chapelle des Pazzi 132

    • Église de S. Giovanni Evangelista 208

  • Floride, région d’Amérique du Nord 48. – Ses habitants s’épilaient les poils de la barbe [48].

  • Floris (Frans), peintre et graveur flamand (v. 1516/1520-1570) 15, 238, 256, 348. – Peintre fameux [256], élève de Lambert Lombard à Liège, il fut ensuite reçu franc-maître à Anvers, puis séjourna en Italie. A Rome, il fit de nombreux croquis d’antiques et fut marqué par le Jugement dernier de Michel-Ange. De retour à Anvers, il dirigea un atelier très fréquenté. Il adopta des thèmes érudits allégoriques et mythologiques ainsi que le répertoire formel des Italiens (La Chute des anges rebelles, 1554). Etait célèbre pour sa gloutonnerie [15] et son amour de l’art [348]. A l’arrivée de Charles Quint à Anvers, il fit sept portraits de Charles Quint en sept heures [238].

  • Flumen, ville de Dalmatie 104. – Ses habitants trouvèrent un portrait de Marie dans la demeure de l’évêque de Tersactum [104].

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